Et voila que je me laisse aller a nouveau. Un peu plus de deux mois avant une nouvelle entree. Les personnes qui ont lu la derniere entree de mon blogue m’ont quasiment tous dit que je devais continuer de leur parler de mon fils pusique pour plusieurs de ceux-ci, ils realisaient que, finalement, ils n’etaient pas seul au monde. Un peu le sentiment que j’ai eu quand on apprend une telle nouvelle.
Par contre, je peux vous dire qu’a partir du moment ou on prend conscience de la gravite de la situation et que nous realisons que beaucoup d’efforts devront etre deployes pour assurer le bien-etre de notre enfant, notre instinct de parent refait surface. Et ce, peu importe le trouble que notre enfant puisse avoir. Dans mon cas, j’ai un enfant T.E.D. mais j’ai vu beaucoup de parents aux prises avec des troubles plus complexes, plus grands, plus severes que ceux de mon enfant, et pourtant, ils ne sont pas differents.
Que recherchons-nous pour notre enfant? Son bien-etre. Autant que possible son autonomie. Mais avant tout, son bonheur. Pour arriver a cela, il faut accepter notre enfant tel qu’il est. Je ne cesse de compter le nombre de parents qui jouent a l’autruche avec leurs enfants parce qu’eux n’acceptent pas que leur enfant soient differents. Combien de fois ai-je entendu mes propres parents dire de mon fils qu’il etait sur le point de “debloquer”? Mon enfant ne “debloquera” jamais. Il progressera jusqu’a son niveau. Niveau que moi-meme je ne connais pas. Est-ce qu’il faut que je cesse de faire des efforts pour lui donner un apprentissage? Est-ce que je dois croire que si il va a l’ecole “normale”, il pourra suivre tout les enfants de son age? La reponse a ces questions est non.
J’ai la chance d’etre dans une ville ou on a instaure des classes speciales dans des ecoles normales. Qui plus est, certaines de ces classes sont specialement adaptees aux enfants T.E.D. Mon enfant a donc la chance d’apprendre les memes matieres academiques que tous mais a son rythme avec des educateurs qui comprennent la problematique. Il est donc appuye dans son cheminement et grace a cela, il progresse. Mon enfant a 8 ans eet ne lis toujours pas, ecris tres peu et fais a peine des mathematiques de base, peut-etre quelques additions de base mais c’est tout.
Pourtant je crois que mon enfant connait le succes et ce succes, il doit le savoir. Quand un simple progres, tel que la lecture d’une syllabe sans l’aide de pictogrammes ou une addition plus complexes sans aide visuelle, se produisent, c’est mon devoir de lui faire savoir qu’il vient d’accomplir quelques chose de grandiose. Ma fille de 6 ans est presqu’au meme stade que mon fils, et ses progres sont beaucoup plus rapides. Ses succes sont autant reconnus, car il est important en tant que parents de donner confiance a nos enfants. Mais les succes de l’un ne sont pas les memes que les succes de l’autre. Mais au grand jamais je vais denigrer les succes de mon fils parce qu’il sont moins rapides. Il faudra travailler probablement beaucoup plus fort pour arriver a une certaine autonomie, mais je crois que s’il arrive a ce stade, ce sera le succes ultime.
Mais, au fond de tout cela, reside une verite toute simple. Peu importe l’enfant, le parent demeure le denominateur de base pour que l’enfant connaisse du succes. Le parent se doit de reconnaitre et accepter les problemes de l’enfant pour qu’il puisse travailler avec l’enfant de facon adequate.