Comment mesure-t-on le succes? Samedi, oct 14 2006 

Et voila que je me laisse aller a nouveau.  Un peu plus de deux mois avant une nouvelle entree.  Les personnes qui ont lu la derniere entree de mon blogue m’ont quasiment tous dit que je devais continuer de leur parler de mon fils pusique pour plusieurs de ceux-ci, ils realisaient que, finalement, ils n’etaient pas seul au monde.  Un peu le sentiment que j’ai eu quand on apprend une telle nouvelle.

Par contre, je peux vous dire qu’a partir du moment ou on prend conscience de la gravite de la situation et que nous realisons que beaucoup d’efforts devront etre deployes pour assurer le bien-etre de notre enfant, notre instinct de parent refait surface.  Et ce, peu importe le trouble que notre enfant puisse avoir.  Dans mon cas, j’ai un enfant T.E.D. mais j’ai vu beaucoup de parents aux prises avec des troubles plus complexes, plus grands, plus severes que ceux de mon enfant, et pourtant, ils ne sont pas differents.

Que recherchons-nous pour notre enfant? Son bien-etre. Autant que possible son autonomie.  Mais avant tout, son bonheur.  Pour arriver a cela, il faut accepter notre enfant tel qu’il est.  Je ne cesse de compter le nombre de parents qui jouent a l’autruche avec leurs enfants parce qu’eux n’acceptent pas que leur enfant soient differents.  Combien de fois ai-je entendu mes propres parents dire de mon fils qu’il etait sur le point de “debloquer”?  Mon enfant ne “debloquera” jamais.  Il progressera jusqu’a son niveau.  Niveau que moi-meme je ne connais pas.  Est-ce qu’il faut que je cesse de faire des efforts pour lui donner un apprentissage?  Est-ce que je dois croire que si il va a l’ecole “normale”, il pourra suivre tout les enfants de son age? La reponse a ces questions est non.

J’ai la chance d’etre dans une ville ou on a instaure des classes speciales dans des ecoles normales.  Qui plus est, certaines de ces classes sont specialement adaptees aux enfants T.E.D.  Mon enfant a donc la chance d’apprendre les memes matieres academiques que tous mais a son rythme avec des educateurs qui comprennent la problematique.  Il est donc appuye dans son cheminement et grace a cela, il progresse.  Mon enfant a 8 ans eet ne lis toujours pas, ecris tres peu et fais a peine des mathematiques de base, peut-etre quelques additions de base mais c’est tout.

Pourtant je crois que mon enfant connait le succes et ce succes, il doit le savoir.  Quand un simple progres, tel que la lecture d’une syllabe sans l’aide de pictogrammes ou une addition plus complexes sans aide visuelle, se produisent, c’est mon devoir de lui faire savoir qu’il vient d’accomplir quelques chose de grandiose.   Ma fille de 6 ans est presqu’au meme stade que mon fils, et ses progres sont beaucoup plus rapides.  Ses succes sont autant reconnus, car il est important en tant que parents de donner confiance a nos enfants.  Mais les succes de l’un ne sont pas les memes que les succes de l’autre.   Mais au grand jamais je vais denigrer les succes de mon fils parce qu’il sont moins rapides.  Il faudra travailler probablement beaucoup plus fort pour arriver a une certaine autonomie, mais je crois que s’il arrive a ce stade, ce sera le succes ultime.

Mais, au fond de tout cela, reside une verite toute simple.  Peu importe l’enfant, le parent demeure le denominateur de base pour que l’enfant connaisse du succes.  Le parent se doit de reconnaitre et accepter les problemes de l’enfant pour qu’il puisse travailler avec l’enfant de facon adequate.

Mon rêve Mardi, juil 25 2006 

N’y a-t-il pas de réalisation plus grande que de voir son premier enfant naître? Qu’en est-il quand cet enfant se trouve être un garçon? Surtout pour un père. Je revois encore ce moment où mon fils a vu le jour pour la première fois.  Lui pleurait parce qu’il devait trouver son air, moi, je pleurais car non seulement mon premier enfant venait de naître, mais c’était le garçon que j’avais tant espérer.  Eh oui! Encore aujourd’hui, plusieurs hommes souhaitent (très intérieurement) avoir leurs fils. J’aurais été aussi heureux de voir une fille, mais, un fils, alors là, c’était la réalisation ultime.  C’était les rêves les plus chers de pouvoir montrer à ce fils comment jouer au baseball, passer de nombreuses heures à discuter de voitures et de sport, à lui faire passer la tondeuse, et pourquoi pas, à le voir battre son papa dans les domaines que celui-ci excellait.

Ce 24 novembre de l’an 1997 était un jour où tous les rêves étaient réalisables, même les plus farfelus. Mon fils allait devenir joueur de baseball professionnel, allait se marier, allait avoir des enfants pour faire de moi un grand-père comblé, sans compter qu’il prendrait sa retraite a 40 ans. Quelle vie il allait avoir!  Le docteur revient avec les premier résultats et tout est beau.  Je suis encore plus comblé! Mon fils est en parfaite forme physique. J’ai un enfant, un garçon par surcroit, et il est en santé.

Les mois passent et rien ne m’enlève mes aspirations quant à mon fils.  Au contraire, ce dernier pousse tellement rapidement, qu’on doit augmenter la quantité de ses boires plus rapidement que le cours “normal”.  Rien à s’inquiéter, il est par-dessus les courbes de grandeur et de grosseur dans une proportion équilibrée. Mes rêves de joueur de baseball se transforme en rêve de joueur de football tellement il sera une “armoire à glace”. 

Par contre, tout n’est pas si rose.  A 18 mois, ce dernier ne fait que se traîner sur les fesses pour se déplacer.  Il a peine à se lever debout, et on n’imagine même pas le moment où il commencera à marcher. Par contre, le tout se produit dans le 21ème mois.  Mais plusieurs choses nous agacent quant à son développement. Et nous avons cette confirmation lorsque nous rencontrons le pédiâtre et que ce dernier nous indique qu’il devrait avoir, en général un vocabulaire de près de cent (100) mots.  Fait inquiétant, il n’en prononce qu’une dizaine, voire un vingtaine peut-être. C’est alors que le pédiâtre nous demande: “Si on lui demande ‘où est papa?’, que vous montrera-t-il?” Sachant quand même assez bien ce qu’il répondrait, je réponds: “Probablement le cadre dans votre bureau”.  Alors viens la réalisation que mon fils ne communique pas, du moins, pas très bien.  Le docteur nous place donc sur les listes d’attentes pour des évaluations. Evaluations en orthophonie, en physiothérapie, en ergothérapie, etc..

Naturellement, il a fallu quand même un certain temps pour avoir ces évaluations, mais malgré tout, on nous dit: “Pas de diagnostic pour le moment. Trop jeune.” On nous envoie dans les centres de réadaptation, on nous inscrit avec le sprogrammes d’aide aux parents, on nous dit que les problèmes de notre fils sont minimes à ce stade-ci mais qu’il est bien qu’on y ait vu aussi tôt. Soupir de soulagement. Mon fils va s’en sortir. Ce n’est qu’une question de temps et d’aide. Tout le monde a besoin d’un peu d’aide une fois de temps en temps.

Finalement, une intervenante nous explique que notre fils est probablement T.E.D. (Trouble Envahissant du Développement) mais que nous ne pouvons pas tirer de conclusion aussi tôt.  On ajoute à cela, au moins une évaluation à toutes les années. Toutes différentes les unes des autres. Ce sera finalement à l’àge de sept (7) ans que mon fils sera diagnostiqué officiellement T.E.D. par une équipe de spécialistes de St-Hubert.

Mais vous savez, je dois vous raconter sa rencontre avec une spécialiste alors que ce dernier avait 3 1/2 ans.  Même si aujourd’hui, je ne souhaite plus revoir cette personne, c’est grâce à elle si aujourd’hui je peux suivre mon fils au jour le jour et vivre les mêmes succès qu’il vit.  Cette dernière avait établi un diagnostic (erroné) de D.I. (Déficience Intellectuelle) à mon fils car il n’avait pas coopérer lors des différents tests.  Lors de la rencontre avec celle-ci, non seulement, nous sommes-nous fait dire que notre fils était déficient, mais ce dernier n’aurait pas de femme, pas d’enfants, peu de chance de carrièreet probablement encore moins d’autonomie. Deux minutes, c’est tout ce qu’il avait fallu à cette dame pour faire disparaître 3 1/2 ans de rêves.  Deux minutes. J’en ai eu pour une semaine à faire le deuil de mon fils.. qui n’était même pas mort.

Par contre, aujourd’hui, je peux vous dire que même si je ne veux pas revivre cette expérience, c’est un peu grâce à cette étape dans la vie de mon fils si je suis capable de suivre, d’accepter et de vivre les succès de mon fils, même s’ils viennent un peu moins rapidement que je ne l’aurais souhaité.  C’est sûr que c’est facile de dire que je vis au jour le jour maintenant, même si je sais qu’en dedans de moi ce n’est pas tout à fait vrai.  Par contre, mon fils restera toujours mon fils, et ça, il n’y a aucun spécialiste qui pourra m’enlever cette fierté.

Après quelques mois d’absence Jeudi, juil 20 2006 

Ce que je croyais facile est en fait beaucoup plus difficile que prévu.  Maintenir un blogue actif se résume pourtant en bien peu de choses.  Qui aurait cru que d’écrire tous les soirs quelques lignes s’avérerait une tâche plus complexe que de simplement s’asseoir et réfléchir à ce que l’on désire transmettre à tout ce beau monde.

Reste que je cherche quand même à vous transmettre certaines expériences de mon vécu.  Certains croiront que ce n’est que de l’égoïsme de ma part de vous faire part de MES expériences quand certains d’entre vous ont probablement mieux sous la dent.  Malgré tout, je crois sincèrement que si je peux toucher UNE seule personne, mon but aura été atteint.  Donc, dans le prochain épisode de mon blogue, je m’exposerai en tant que père de famille, et ce faisant, j’espère pouvoir utiliser cette partie de mon blogue et tenter ma chance aussi dans les magazines en tant qu’écrivain. 

J’espère sincèrement que vous m’appuierez dans cette démarche personnelle, bien que professionnelle aussi.

 

Mais qui suis-je? Lundi, avr 3 2006 

La question se pose car, dans le fond, qui suis-je pour avoir un blogue sur internet? Je ne me décris pas comme étant un écrivain ou un journaliste ou quoi que ce soit.  Par contre, j’aime penser qu’avec un peu de talent et un peu de pratique je peux aspirer à vous émouvoir, à vous faire voir un côté de ma personnalité qui se retrouve chez vous tous.

Pour ceux, qui comme moi, on un peu de vécu (j’ai 37 ans), une famille, un travail, vous vous retrouvez dans la catégorie des statistiques.  Ce que j’entends par cela, c’est que vous êtes une statistique.  Vous êtes marié, avez 2 enfants, un job, des activités, souvent avec vos enfants ou votre femme avant les vôtres.  Et dans ce sens, vous avez aussi plsuieurs idées, opinions, que vous gardez pour vous seuls. Voici ce que j’espère faire avec ce blogue.  Vous amenez à extérioriser ces sentiments. Du moins, vous faire part de mon point de vue. Et pour ceux qui se sentent moins concernés par mes opinions, si je peux vous faire réagir, vous faire voir l’autre côté de la médaille, et bien, je crois que j’aurai accompli ce que je cherchais à faire avec ce blogue.

Encore une fois, je ne me considère pas un professionnel, loin de là.  Mon expérience de vie est mon seul outil de travail qui va servir à ce blogue.  Alors, je souhaite sincèrement que vous vous y plairez. Et surtout, n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

Merci

 

 

 

Bienvenue sur mon blog! Samedi, mar 25 2006 

Ceci est mon premier essai sur un site blog.  Je vous y souhaite donc la bienvenue.  J’y tiendrai un peu de tout.  En souhaitant qeu vous vous y plairez.

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