Dans la section Bonnes Nouvelles Jeudi, juil 26 2007 

Je trouve que depuis quelques temps je vous parle de façon plutôt négative, et j’ai envie de changer cela.  C’est pourquoi aujourd’hui, je vous ferai un pot-pourri de bonnes nouvelles.

Mon fils a débuté depuis environ trois semaines un groupe de vélo.  C’est-à-dire, qu’il participe à ce groupe, organisé par les physiothérapeutes de la région.  Donc, une fois par semaine, et ce durant six semaines, il va faire 30 minutes de vélo où on essaie de l’aider à devenir un meilleur cycliste.  Déjà, je constate une amélioration puisque qu’il roule beaucoup plus rapidement qu’auparavant.  La prochaine étape sera de lever les roues d’appoints pour ainsi l’inciter à garder son équilibre sur deux roues seulement.  Chaque petite victoire me rend fier de mon petit bonhomme.

D’un côté plus personnel, j’ai entrepris de recommencer à entrainer des jeunes.  Cette fois-ci, je le fais au baseball, sport que j’adore et que je pratiquais depuis l’âge de cinq ans.  A la fin de l’an dernier, j’ai décidé d’accrocher mon gant et de me diriger vers le “coaching”.  On m’a assigné à une équipe Pee-Wee (12-13 ans).  Comme vous pouvez le constater, je ne dirige pas mes enfants.  De plus, je me retrouve à l’élite.  Ces enfants m’ont non seulement fait oublier que je ne jouais pas, mais j’étais loin de me douter que ceux-ci m’apporterais autant que mes copains avec qui je jouais.  La plupart de ces jeunes ont le baseball en eux, tout comme je l’avais plus jeune.  C’est une joie de diriger ces enfants et ils me le rendent bien.  Leur fiche les place présentement en première position de notre ligue avec seulement une poignée de matchs à jouer en saison régulière.

De plus, bientôt je serai probablement l’heureux propriétaire d’une tente-roulotte.  Ce qui veux donc dire que j’entreprendrai de faire du camping (de luxe) avec les enfants.  Ce sera une bonne expérience aussi pour mon fils et voir comment il interagira dans un environnement autre que celui de la maison où les services (comme télé) n’y sont pas.  On espère pouvoir le faire bouger un peu plus et en même temps, lui donner un peu plus d’autonomie.  On croit que même s’il se perd sur le terrain de camping, il ne se perdra pas très longtemps car c’est quand même un communauté fermée.  Ce qui nous rend un peu moins peureux de le laisser aller à sa guise.  C’est sûr que la piscine va rester un eendroit où nous exercerons une présence malgré tout.  Mais je crois que la liberté des enfants va être beaucoup plus ouverte.  C’est pourquoi nous voulons tenter l’expérience du camping.

Le contrôle des émotions Lundi, juil 23 2007 

Il y a longtemps que je n’avais pas rien écrit, mais bon, sans dire que je manquais d’inspiration, j’essayais de passer un bel été.  Pour ceux qui m’ont manqué, je vous dit Merci!

Mais bon, je suis ici aujourd’hui pour vous entretenir de mon sujet favori: mon fils.  Que voulez-vous? Il est probablement celui qui me tient à coeur le plus, à cause de tout ce qu’il représente.  Non pas que je n’aime point ma fille ou ma femme.  Mais je voulais vous parlez du contrôle des émotions chez ces enfants.

Je me rends compte, plus le temps avance, et plus mon fils vieillit, et plus mon fils contrôle moins ses émotions.  Je sais, qu’une partie du processus d’apprentissage, c’est d’extérioriser ses sentiments, par contre, cette extériorisation ne se fait pas sans heurts.  On se butte à un enfant beaucoup plus colérique et beaucoup plus borné qu’à l’époque.  Le simple fait de dire non est déjà assez difficile à comprendre chez un enfant (J’en sais quelque chose avec ma fille), ca semble 100 fois pire chez un enfant TED.  Non seulement les colères sont-elles plus grandes, mais les réactions (qui elles non plus ne sont pas contrôlées) sont aussi plus grandes.

En tant que parents, je me rends compte que le processus d’apprentissage doit se faire de manière douce.  La manière d’élever nos enfants où nous nous fachions, punissais les enfants pour qu’ils réalisent ce qu’ils venaient de faire, ne fonctionne pas (ou du moins fonctionne moins bien) avec un enfant TED.  Seulement hier soir, j’ai chicané mon fils car il avait fait quelque chose dont il méritait ma colère.  Quelle fût sa réaction, il s’est mis en colère, et ne se contrôlait plus, car il claquait les portes, et m’a même menacés de faire ses valises et quitter la maison (il a seulement 9 ans) (Je sais que ces menaces sont vaines mais quand même).  Quand on lui dit non, il continue de répéter la question jusqu’à qu’un parent abdique ou que l’on se fâche et à ce moment, naturellement, il est fâché lui aussi. 

Moi qui croyais que finalement le scénarios sociaux (petites histoires où on explique le comportement socialement accepté) avaient fait leurs bouts de chemin, car ils semblaient acquis, on se rends compteque finalement, même si la réponse est la bonne, la réaction est souvent la mauvaise.  Je m’explique: on explique souvent à notre fils qu’il doit aller voir un adulte s’il y a quelque chose qui ne fait pas son affaire, si un autre enfant lui vole son jouet ou autre chose du genre.  Au lieu de cela, sa réaction va être encore de mordre (eh oui! même à 9 ans).  Pourtant quand on lui pose la question à savoir ce qu’il aurait dû faire, il répond qu’il aurait dû aller voir un adulte.  Il a donc acquis le scénario social, mais il n’arrive pas à le mettre en pratique.

Le contrôle des émotions chez un enfant TED est un processus à long terme, et honnêtement, je ne sais aucunement quand j’en verrai le jour.  Mais je me rends compte qu’il faut être patient, car l’enfant lui ne l’ai pas.

Le retard est maintenant en avance Vendredi, mar 30 2007 

Il y a de ces jours qui sont plus difficiles que d’autres.  Après une absence prolongée de mon blogue, je vous revient mais pas nécessairement dans l’état le plus satisfaisant.  Vous savez, je racontais qu’il était parfois difficile de vivre au jour le jour, car chaque journée apporte son lot de joie mais aussi son lot de réalisations… aujourd’hui, la réalisation que mon fils est différent fait un poids sur mes épaules.



 Je savais que cette journée arriverais un jour.  Je savais, au fond de moi-même, qu’un jour je devrais affronter la réalité.. que je devrais me résoudre au fait que mon fils ne suit pas la tendance.  Et ça, en tant que parents, c’est probablement un des moments les plus difficiles à accepter.

 Aujourd’hui mon fils est officiellement en retard sur sa soeur qui est deux ans plus jeune que lui.  En effet, sa soeur, académiquement parlant, calcule plus rapidement que lui, et est passée au stade de lecture avec comprehension, tandis que lui est encore au niveau de la lecture syllabiques.  De plus, après des realisations semblables, on ne peut s’empêcher de le regarder interagir avec les autres gens, et c’est là qu’on se rend compte que notre enfant est différent.  Son monde est très différent du nôtre et pour lui, ce qui compte c’est la simplicité de son monde et ce qui le rend heureux au moment present.  Il est difficile de voir cela en tant que parent.  Nous souhaitons tellement de bien, de bonheur, et de belles choses pour nos enfants que nous ne réalisons pas que dans le cas d’enfants autistes, ces choses sont les plus simples au monde.


 Je souhaite simplement que mon fils soit autonome un jour.  Qu’il puisse avoir un emploi et un endroit à vivre et subvenir à ses propres besoins.  Mais le simple fait d’attacher ses lacets est encore une corvée pour lui.  Je fais ce que beaucoup de parents font et ne devraient pas faire dans le cas d’enfants autistes (ou enfants avec des problèmes), je le compare aux autres.  Mais le pourquoi on compare nos enfants, c’est parce que nous voulons, au plus profound de nous mêmes que nos enfants soient comme les autres.  Malheureusement, pour nous, ils ne le seront jamais. Qu’adviendra-t-il de son autonomie? Honnêtement, je n’en sais rien.  Il est vraiment trop tot pour en discuter, il n’a que 9 ans.  Alors pourquoi suis-je triste aujourd’hui? Car aujourd’hui je viens de réaliser que je dois cesser de le comparer.  Qu’il est différent. Qu’il est unique.  Et que c’est dans son unicité que je dois puiser mon inspiration à lui en donner plus. 

 Mais plus ne veux pas dire que je dois en faire plus.. plus signifie seulement être celui qui doit être là quand il en a besoin.  En terminant, je vous laisse un lien qui m’a fait réfléchir.. ce n’est pas rien de nouveau mais une lecture que j’ai trouvé enrichissantes durant ma grise journée : http://www.autismealsace.org/questionsdautiste.php 

Comment découvre-t-on l’autisme? Jeudi, jan 4 2007 

En regardant les statistiques de mon blog, j’ai découvert que beaucoup de gens se demandait comment on peut dire que notre enfant est autiste (ou T.E.D).  En fait,il n’y a pas vraiment de recette miracle pour le dire ou le savoir.  Par contre, il faut définitevement accorder beaucoup d’attentions à tous les détails que notre enfant nous présente.

            J’ai décidé d’écrire cet article de blog en espérant pouvoir aider les parents, qui comme moi, se posaient plusieurs questions.  Il est évident que cet article sera beaucoup plus informatif que les autres articles de mon blog, mais j’espère sincèrement aider les gens avec ceci.

            Dans un premier temps, en tant que parent, même si notre enfant est la plus belle chose qui peut nous arriver, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas aussi parfait que nous pouvons le croire.  Ce que j’entends ici, c’est qu’il ne faut pas jouer à l’autruche.  J’ai vu plusieurs parents dont leur enfant présentait des symptômes d’un quelconque problème d’ordre mental, et ceux-ci, n’ont jamais voulu admettre le problème.  Aujourd’hui, ils se retrouvent avec des problèmes encore plus graves.  Car, comme plusieurs médecins vous le diront, plus vous commencez tôt avec votre enfant, et plus, vous l’aiderez à progresser.  Il est, et sera toujours un autiste (ou T.E.D.) mais vous pouvez l’aider encore plus si vous le placez en situation de réussite.

            Donc, allons-y avec les symptômes que vous pourriez voir assez facilement.  Et comprenez-moi bien, je vous parle d’expérience personnelle, je ne suis en aucun cas, un médecin. 

Dès l’âge de deux ans, des problèmes de communication peuvent survenir.  Un enfant “normal” aura un vocabulaire qui se situera aux alentours de 100 mots.  Pour se faire comprendre, un enfant qui ne sait pas un mot en particulier, pointera du doigt les objets qu’il désire (exemple: ira au frigo et pointera le frigo ou le lait quand il a soif).  De plus, un enfant serait en mesure de déterminer qui est son papa et sa maman et serait en mesure de les pointer du doigt si on leur demande ou se trouve ceux-ci.  Ici encore, ca ne veux pas dire que votre enfant est autiste a ce stade-ci, mais il commence déjà à présenter des problèmes.  Ceux-ci peuvent être d’ordre auditif, mais si on perçoit des problèmes, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas comme les autres.

            Si notre enfant fonctionne “sur le tard”.  Dans mon cas, mon garçon a commencé à marcher à l’âge de 21 mois.  Pour certains, ceci peut être considéré comme normal, mais ajouter à cela les problèmes de communication, on peut déjà entrevoir que le problème est plus général que juste un développement tardif.  De plus, si ces mouvements ne sont pas aussi synchronisés que les autres enfants, ceci peut être un autre facteur. 

            Le problème majeur d’un autiste (ou T.E.D) reste la communication et les relations inter-personnelles.  Même si mes parents croyaient que mon enfant était de nature indépendante, sa condition était beaucoup plus la cause.  Le fait que ce dernier était capable de jouer seul pendant des heures et des heures, car ce dernier était dans son univers et se plaisait à y être plutôt que d’avoir à agir avec le monde réel.  Encore aujourd’hui, agé de 9 ans, mon fils se plait beaucoup plus à jouer avec son GameBoy ou avec ses Légos seul.  Les seuls moments de relations se trouve à l’école ou à la maison lors du souper.  Et à l’école, il le fera s’il trouve un intérêt pour le jeu qui se joue, et jouera beaucoup plus en parallèle plutôt que de jouer “avec” les autres enfants.

            Une autre chose, advenant le cas où votre enfant serait diagnostiqué autiste et même si l’école normale est une option viable, par expérience, j’aime beaucoup mieux l’école intégratrice (i.e. classes spécialisées à l’intérieur d’une école “normale” et où on intègre les enfants dans les classes normales à l’occasion).  Les classes spécialisées seront mieux adaptées aux besoins de votre enfants et à sa propre progression.  De plus, il sera intégré à des groupes pour aider ses relations inter-personnelles mais à son rythme.

            Parmi les symptômes que vous remarquerez aussi en vieillissant, regardez-le courir.  Si, vers l’âge de 5 ans, il coure encore de façon désordonné, sa motricité globale présente des problèmes.  Même chose pour un crayon, ou un ciseau, ou même tracer des lignes avec un crayon.  Ce sont toutes des choses qu’un enfant “normal” de 5 ans devrait être en mesure de faire de façon plus ou moins adéquate.

            Plus il vieillira, et plus vous remarquerez les écarts.  N’attendez pas aussi longtemps, prenez-le en charge aussitôt que possible.  Si vous voyez qu’il ya un problème de language, consultez, demandez à voir un orthophoniste, faites des démarches.  Si vous n’êtes pas sûr, posez des questions à votre pédiâtre.  Mais, s’il-vous-plait, ne vous cachez pas la tête dans le sable.

            Si vous avez des questions ou des commentaires, je suis toujours disponible pour y répondre, et il me fera un grand plaisir de faire quoi que je peux pour vous aider.

Est-ce que vous y croyez Mardi, oct 31 2006 

            Croire? Plusieurs pourrait croire que ce mot invoque un certain fanatisme ou qu’il se rapporte simplement à la religion.  Pourtant nous croyons à beaucoup de choses.  Cette croyance se développe plus chez certaines personnes que d’autres.  Car une croyance, il ne faut pas se le cacher, se développe, elle n’est pas innée.  Elle peut être imposée, comme elle peut s’introduire à cause d’évenements marquants dans notre vie.

 

Dans mon cas, je suis devenu un partisan des groupe de soutien pour les enfants autistes et/ou T.E.D.  Ayant moi-même un enfant qui a été diagnostiqué comme un enfant T.E.D. non-spécifié (mais dont je me doute fort bien qu’il est dans la sphère de l’autisme), je me suis beaucoup sensibilisé à la cause.  C’est pourquoi, un jour, je me suis procuré un auto-collant affichant les couleurs de la société d’autisme.  Cet auto-collant, qui a la forme des rubans de support comme celui pour la cause du cancer du sein, se pose sur une automobile car il est aimanté. 

 

Quel ne fut pas mon désarroi aujourd’hui, de revenir à ma camionnette, après ma journée de travail, et de découvrir que mon auto-collant avait été dérobé.  Maintenant, comme je suis un payeur de taxes et que je veux que mon argent soit le mieux utilisé, je n’irai certainement pas rapporté un vol pour un auto-collant de 3$.  Vous me direz que je n’ai qu’à me racheter un autre auto-collant puisque ce dernier n’est pas si cher.

 

Ce qui fait que j’écris cette lettre ouverte est, en fait, parce que je ne croyais pas que la société était rendu à ce point si dévolue de valeur qu’il fallait voler des objets qui pouvaient avoir des significations TRÈS particulières à des gens juste pour se les approprier.  Si vraiment la cause vous intéresse, n’aurait-il pas été plus simple de me laisser vos coordonnées sur le pare-brise de mon automobile pour que je puisse vous indiquer comment vous en procurer un? Et si la cause ne vous intéresse pas, alors pourquoi l’avez-vous dérobez?

 

Je trouve désolant de voir où notre société est rendue.  Comment expliquer à mes enfants que le ruban que j’affichais fièrement pour sensibiliser les gens à l’autisme , est maintenant dans les mains de quelqu’un qui n’a aucun respect pour la propriété d’autrui?  Comment leur faire comprendre que le vol n’est pas une valeur qui devrait être véhiculé par la société d’aujourd’hui et qu’ils ne devraient jamais avoir recours au vol pour être en possession d’un objet qui leur tient à coeur.

 

En terminant, j’espère, au moins, que celui qui a maintenant mon auto-collant croit assez en la cause de l’autisme et des T.E.D. pour en faire la promotion, du moins,  autant que j’espérais le faire.

Comment mesure-t-on le succes? Samedi, oct 14 2006 

Et voila que je me laisse aller a nouveau.  Un peu plus de deux mois avant une nouvelle entree.  Les personnes qui ont lu la derniere entree de mon blogue m’ont quasiment tous dit que je devais continuer de leur parler de mon fils pusique pour plusieurs de ceux-ci, ils realisaient que, finalement, ils n’etaient pas seul au monde.  Un peu le sentiment que j’ai eu quand on apprend une telle nouvelle.

Par contre, je peux vous dire qu’a partir du moment ou on prend conscience de la gravite de la situation et que nous realisons que beaucoup d’efforts devront etre deployes pour assurer le bien-etre de notre enfant, notre instinct de parent refait surface.  Et ce, peu importe le trouble que notre enfant puisse avoir.  Dans mon cas, j’ai un enfant T.E.D. mais j’ai vu beaucoup de parents aux prises avec des troubles plus complexes, plus grands, plus severes que ceux de mon enfant, et pourtant, ils ne sont pas differents.

Que recherchons-nous pour notre enfant? Son bien-etre. Autant que possible son autonomie.  Mais avant tout, son bonheur.  Pour arriver a cela, il faut accepter notre enfant tel qu’il est.  Je ne cesse de compter le nombre de parents qui jouent a l’autruche avec leurs enfants parce qu’eux n’acceptent pas que leur enfant soient differents.  Combien de fois ai-je entendu mes propres parents dire de mon fils qu’il etait sur le point de “debloquer”?  Mon enfant ne “debloquera” jamais.  Il progressera jusqu’a son niveau.  Niveau que moi-meme je ne connais pas.  Est-ce qu’il faut que je cesse de faire des efforts pour lui donner un apprentissage?  Est-ce que je dois croire que si il va a l’ecole “normale”, il pourra suivre tout les enfants de son age? La reponse a ces questions est non.

J’ai la chance d’etre dans une ville ou on a instaure des classes speciales dans des ecoles normales.  Qui plus est, certaines de ces classes sont specialement adaptees aux enfants T.E.D.  Mon enfant a donc la chance d’apprendre les memes matieres academiques que tous mais a son rythme avec des educateurs qui comprennent la problematique.  Il est donc appuye dans son cheminement et grace a cela, il progresse.  Mon enfant a 8 ans eet ne lis toujours pas, ecris tres peu et fais a peine des mathematiques de base, peut-etre quelques additions de base mais c’est tout.

Pourtant je crois que mon enfant connait le succes et ce succes, il doit le savoir.  Quand un simple progres, tel que la lecture d’une syllabe sans l’aide de pictogrammes ou une addition plus complexes sans aide visuelle, se produisent, c’est mon devoir de lui faire savoir qu’il vient d’accomplir quelques chose de grandiose.   Ma fille de 6 ans est presqu’au meme stade que mon fils, et ses progres sont beaucoup plus rapides.  Ses succes sont autant reconnus, car il est important en tant que parents de donner confiance a nos enfants.  Mais les succes de l’un ne sont pas les memes que les succes de l’autre.   Mais au grand jamais je vais denigrer les succes de mon fils parce qu’il sont moins rapides.  Il faudra travailler probablement beaucoup plus fort pour arriver a une certaine autonomie, mais je crois que s’il arrive a ce stade, ce sera le succes ultime.

Mais, au fond de tout cela, reside une verite toute simple.  Peu importe l’enfant, le parent demeure le denominateur de base pour que l’enfant connaisse du succes.  Le parent se doit de reconnaitre et accepter les problemes de l’enfant pour qu’il puisse travailler avec l’enfant de facon adequate.

Mon rêve Mardi, juil 25 2006 

N’y a-t-il pas de réalisation plus grande que de voir son premier enfant naître? Qu’en est-il quand cet enfant se trouve être un garçon? Surtout pour un père. Je revois encore ce moment où mon fils a vu le jour pour la première fois.  Lui pleurait parce qu’il devait trouver son air, moi, je pleurais car non seulement mon premier enfant venait de naître, mais c’était le garçon que j’avais tant espérer.  Eh oui! Encore aujourd’hui, plusieurs hommes souhaitent (très intérieurement) avoir leurs fils. J’aurais été aussi heureux de voir une fille, mais, un fils, alors là, c’était la réalisation ultime.  C’était les rêves les plus chers de pouvoir montrer à ce fils comment jouer au baseball, passer de nombreuses heures à discuter de voitures et de sport, à lui faire passer la tondeuse, et pourquoi pas, à le voir battre son papa dans les domaines que celui-ci excellait.

Ce 24 novembre de l’an 1997 était un jour où tous les rêves étaient réalisables, même les plus farfelus. Mon fils allait devenir joueur de baseball professionnel, allait se marier, allait avoir des enfants pour faire de moi un grand-père comblé, sans compter qu’il prendrait sa retraite a 40 ans. Quelle vie il allait avoir!  Le docteur revient avec les premier résultats et tout est beau.  Je suis encore plus comblé! Mon fils est en parfaite forme physique. J’ai un enfant, un garçon par surcroit, et il est en santé.

Les mois passent et rien ne m’enlève mes aspirations quant à mon fils.  Au contraire, ce dernier pousse tellement rapidement, qu’on doit augmenter la quantité de ses boires plus rapidement que le cours “normal”.  Rien à s’inquiéter, il est par-dessus les courbes de grandeur et de grosseur dans une proportion équilibrée. Mes rêves de joueur de baseball se transforme en rêve de joueur de football tellement il sera une “armoire à glace”. 

Par contre, tout n’est pas si rose.  A 18 mois, ce dernier ne fait que se traîner sur les fesses pour se déplacer.  Il a peine à se lever debout, et on n’imagine même pas le moment où il commencera à marcher. Par contre, le tout se produit dans le 21ème mois.  Mais plusieurs choses nous agacent quant à son développement. Et nous avons cette confirmation lorsque nous rencontrons le pédiâtre et que ce dernier nous indique qu’il devrait avoir, en général un vocabulaire de près de cent (100) mots.  Fait inquiétant, il n’en prononce qu’une dizaine, voire un vingtaine peut-être. C’est alors que le pédiâtre nous demande: “Si on lui demande ‘où est papa?’, que vous montrera-t-il?” Sachant quand même assez bien ce qu’il répondrait, je réponds: “Probablement le cadre dans votre bureau”.  Alors viens la réalisation que mon fils ne communique pas, du moins, pas très bien.  Le docteur nous place donc sur les listes d’attentes pour des évaluations. Evaluations en orthophonie, en physiothérapie, en ergothérapie, etc..

Naturellement, il a fallu quand même un certain temps pour avoir ces évaluations, mais malgré tout, on nous dit: “Pas de diagnostic pour le moment. Trop jeune.” On nous envoie dans les centres de réadaptation, on nous inscrit avec le sprogrammes d’aide aux parents, on nous dit que les problèmes de notre fils sont minimes à ce stade-ci mais qu’il est bien qu’on y ait vu aussi tôt. Soupir de soulagement. Mon fils va s’en sortir. Ce n’est qu’une question de temps et d’aide. Tout le monde a besoin d’un peu d’aide une fois de temps en temps.

Finalement, une intervenante nous explique que notre fils est probablement T.E.D. (Trouble Envahissant du Développement) mais que nous ne pouvons pas tirer de conclusion aussi tôt.  On ajoute à cela, au moins une évaluation à toutes les années. Toutes différentes les unes des autres. Ce sera finalement à l’àge de sept (7) ans que mon fils sera diagnostiqué officiellement T.E.D. par une équipe de spécialistes de St-Hubert.

Mais vous savez, je dois vous raconter sa rencontre avec une spécialiste alors que ce dernier avait 3 1/2 ans.  Même si aujourd’hui, je ne souhaite plus revoir cette personne, c’est grâce à elle si aujourd’hui je peux suivre mon fils au jour le jour et vivre les mêmes succès qu’il vit.  Cette dernière avait établi un diagnostic (erroné) de D.I. (Déficience Intellectuelle) à mon fils car il n’avait pas coopérer lors des différents tests.  Lors de la rencontre avec celle-ci, non seulement, nous sommes-nous fait dire que notre fils était déficient, mais ce dernier n’aurait pas de femme, pas d’enfants, peu de chance de carrièreet probablement encore moins d’autonomie. Deux minutes, c’est tout ce qu’il avait fallu à cette dame pour faire disparaître 3 1/2 ans de rêves.  Deux minutes. J’en ai eu pour une semaine à faire le deuil de mon fils.. qui n’était même pas mort.

Par contre, aujourd’hui, je peux vous dire que même si je ne veux pas revivre cette expérience, c’est un peu grâce à cette étape dans la vie de mon fils si je suis capable de suivre, d’accepter et de vivre les succès de mon fils, même s’ils viennent un peu moins rapidement que je ne l’aurais souhaité.  C’est sûr que c’est facile de dire que je vis au jour le jour maintenant, même si je sais qu’en dedans de moi ce n’est pas tout à fait vrai.  Par contre, mon fils restera toujours mon fils, et ça, il n’y a aucun spécialiste qui pourra m’enlever cette fierté.