Il y a de ces jours qui sont plus difficiles que d’autres.  Après une absence prolongée de mon blogue, je vous revient mais pas nécessairement dans l’état le plus satisfaisant.  Vous savez, je racontais qu’il était parfois difficile de vivre au jour le jour, car chaque journée apporte son lot de joie mais aussi son lot de réalisations… aujourd’hui, la réalisation que mon fils est différent fait un poids sur mes épaules.



 Je savais que cette journée arriverais un jour.  Je savais, au fond de moi-même, qu’un jour je devrais affronter la réalité.. que je devrais me résoudre au fait que mon fils ne suit pas la tendance.  Et ça, en tant que parents, c’est probablement un des moments les plus difficiles à accepter.

 Aujourd’hui mon fils est officiellement en retard sur sa soeur qui est deux ans plus jeune que lui.  En effet, sa soeur, académiquement parlant, calcule plus rapidement que lui, et est passée au stade de lecture avec comprehension, tandis que lui est encore au niveau de la lecture syllabiques.  De plus, après des realisations semblables, on ne peut s’empêcher de le regarder interagir avec les autres gens, et c’est là qu’on se rend compte que notre enfant est différent.  Son monde est très différent du nôtre et pour lui, ce qui compte c’est la simplicité de son monde et ce qui le rend heureux au moment present.  Il est difficile de voir cela en tant que parent.  Nous souhaitons tellement de bien, de bonheur, et de belles choses pour nos enfants que nous ne réalisons pas que dans le cas d’enfants autistes, ces choses sont les plus simples au monde.


 Je souhaite simplement que mon fils soit autonome un jour.  Qu’il puisse avoir un emploi et un endroit à vivre et subvenir à ses propres besoins.  Mais le simple fait d’attacher ses lacets est encore une corvée pour lui.  Je fais ce que beaucoup de parents font et ne devraient pas faire dans le cas d’enfants autistes (ou enfants avec des problèmes), je le compare aux autres.  Mais le pourquoi on compare nos enfants, c’est parce que nous voulons, au plus profound de nous mêmes que nos enfants soient comme les autres.  Malheureusement, pour nous, ils ne le seront jamais. Qu’adviendra-t-il de son autonomie? Honnêtement, je n’en sais rien.  Il est vraiment trop tot pour en discuter, il n’a que 9 ans.  Alors pourquoi suis-je triste aujourd’hui? Car aujourd’hui je viens de réaliser que je dois cesser de le comparer.  Qu’il est différent. Qu’il est unique.  Et que c’est dans son unicité que je dois puiser mon inspiration à lui en donner plus. 

 Mais plus ne veux pas dire que je dois en faire plus.. plus signifie seulement être celui qui doit être là quand il en a besoin.  En terminant, je vous laisse un lien qui m’a fait réfléchir.. ce n’est pas rien de nouveau mais une lecture que j’ai trouvé enrichissantes durant ma grise journée : http://www.autismealsace.org/questionsdautiste.php