Les meilleurs partent toujours les premiers. Vendredi, jan 12 2007 

Il y a de ces gens que nous voudrions qu’ils restent toujours avec nous.  Je pourrais vous dire que c’est le cas avec mes parents et de ma famille.  Malheureusement, nous savons tous que la vie est ainsi faite et que nous ne sommes ici que temporairement.  Malgré tout, nous savons tous que certains nous quittent définitivement trop tôt.

 Je vous parle de la mort aujourd’hui, car encore une fois, celle-ci est trop près d’une personne qui, je voudrais, reste auprès de nous.  Ceci dit, il n’est pas mort, mais l’annonce de ses problèmes de santé m’a remémorer des gens qui m’étaient chers et qui ont déjà quitté cette vie mortelle.

Bien sûr, comme tous, à chaque fois qu’un évènement de ce genre se produit, on remet toujours en perspective toutes les facettes de notre vie.  Ce fut le cas quand un de mes meilleurs est décédé à l’âge de 37 ans d’une crise cardiaque.  Il avait deux enfants, une merveilleuse femme, semblait en pleine possession de ses moyens, et était heureux.  Mais j’imagine que c’était son destin de nous quitter.  Et quand il l’a fait, il a touché tellement de gens qu’à son service funéraire, l’église était pleine à craquer.  Et craquer est ce que j’ai fait. Cela fait déjà 10 ans qu’il est mort et je me rappelle de lui comme s’il était encore à nos côtés.

Mais revenons à mon copain qui a des problèmes de santé.  Il devait prendre sa retraite à la fin de l’année.  Au lieu de cela, il a annoncé son absence prolongé hier.. ce qui devrait le mener probablement, jusqu’au moment de sa retraite.  Ce monsieur est un éducateur specialisé.  Il travaille à l’école que mon fils fréquente.  Il a été l’éducateur de mon fils pendant les deux premières années.  Oui, nous nous sommes liés d’amitié, mais au-delà de tout cela, hier, j’ai vu un homme abattu parce qu’ils avaient dit adieu à tous ces enfants, pas seulement le mien.

 Il m’a raconté comment mon fils avait réagi, et jamais je ne croyais que mon fils pouvait comprendre le concept de perte.  Je l’ai réalisé de mes propres oreilles, car, par la suite, mon fils m’a raconté de lui-même ce qui s’était produit au courant de la journée et je sentais la tristesse dans la voix de mon fils même si ce dernier était malgré tout, dans son monde. J’étais triste de connaitre les problèmes de mon copain, mais je l’étais encore plus de voir comment il avait touché mon fils, et probablement, maints autres enfants comme le mien. Lui-même me racontait qu’il avait “pleuré comme un veau” sur la cour d’école quand il annoncait la nouvelle et voyait la réaction des enfants.  Même s’il sait qu’il a touché ses enfants, il persiste à dire que ce sont eux qui l’ont touchés, lui.  Nous avons même arrêtés notre conversation sur le sujet car ses yeux (et les miens) s’emplissaient d’eau.

Donc, aujourd’hui, je me sens un peu triste.  Par contre, c’est le moment opportun de vous dire de prendre soin de vos proches.  Dites-leur à quel point ils sont importants, que vous les aimez.  Mais surtout, souhaitez-leur la santé, pensez à eux et remercier tous ceux que vous voulez pour leurs présence sur cette terre.

Pourquoi sommes-nous encore ensemble? Vendredi, jan 5 2007 

            Depuis le début de ce blog, je vous fait part de ma vie avec un enfant T.E.D.  Non seulement, chaque jour apporte son lot de discussions sur la vie de mon fils, mais aussi chaque jour apporte son lot de bonheur dans ma petite maisonnée.  Aujourd’hui, j’aimerais vous entretenir de la personne probablement la plus importante en ce qui concerne mon fils: Ma femme.

 

            Vous me direz très certainement: “C’est normal que ta femme joue un role primordial” et vous avez entièrement raison.  Avant d’entrer dans les details, il faut que vous compreniez, que, pour les besoins de la cause, je traduisais hier, mon article de blog intitulé “Mon Rêve”.  Tout en faisant la traduction, j’ai realise que j’avais oublié de vous mentionné un fait très important.  Quand j’ai fait le deuil de mon fils pendant une semaine, j’ai été une personne très intravertie pour cette période.  Je ne désirais parler à personne, ni voir personne.  Ceci incluait ma femme.  Peut-être était-ce une erreur, mais je devais vivre ce deuil seul, avant de pouvoir en parler.

 

            Dans beaucoup de cas (quoique je n’ai aucune statistiques officielles), une experience semblable a un de deux effets sur un couple: Ca passe ou ça casse.  Je suis heureux de dire aujourd’hui que mon couple a survécu à la nouvelle.  Mais je sais aussi que ce n’est pas le cas de tous les couples.  Pour plusieurs, un enfant aux prises avec des troubles quelconques (qu’ils soient d’ordre intellectuel ou physique) représente une défaite aux mains de la vie.  Pourtant, ça ne devrait pas être le cas.

 

            Je n’ai aucun moyens pour éviter qu’un couple se brise suite à la déchirante annonce qu’un enfant n’est pas “normal”.  C’est ce que ma femme et moi avons découvert.  Et grace à elle, j’ai redécouvert le sens du mot communication.  Qui sait si, aujourd’hui nous serions encore ensemble si nous n’avions pas eu mon fils.  Le chemin que nous étions en train de tracer laissait moins de place à la communication dans notre couple.  Elle a été le pilier de notre couple.  Il est evident qu’elle a eu besoin d’aide autant que moi.  Cet aide est venu par l’entremise des différents intervenants qui nous ont mis en contact avec différents programmes.

 

            Ces programmes d’aide nous ont aides à se retrouver.  Ils nous ont permis de sortir, juste tous les deux.  Ce faisant, je me suis un peu plus ouvert à elle sur mon deuil.  Elle en a fait de même.  Et plus nous parlions, plus nous nous rapprochions.  Dernièrement, je lui disait justement que je croyais notre couple plus fort qu’il l’était au début.  Mais grace à ses programmes d’aides, grâce aux autres parents, grâce aux intervenants, nous en sommes aujourd’hui beaucoup plus proches.

 

            Alors à tous ceux qui se trouve dans une situation similaire ou même ceux qui ont simplement des problèmes de couples, je vous en prie, il y a plein de resources, et programmes d’aide, trouvez-en un.  Il est trop facile de se laisser de nos jours.. et croyez-moi, si vous avez des enfants, ceux-ci ont besoin de vous.  N’entrez pas dans la facilité, travaillez sur votre couple, un jour, tout le monde sera reconnaissants de vos efforts.

Comment découvre-t-on l’autisme? Jeudi, jan 4 2007 

En regardant les statistiques de mon blog, j’ai découvert que beaucoup de gens se demandait comment on peut dire que notre enfant est autiste (ou T.E.D).  En fait,il n’y a pas vraiment de recette miracle pour le dire ou le savoir.  Par contre, il faut définitevement accorder beaucoup d’attentions à tous les détails que notre enfant nous présente.

            J’ai décidé d’écrire cet article de blog en espérant pouvoir aider les parents, qui comme moi, se posaient plusieurs questions.  Il est évident que cet article sera beaucoup plus informatif que les autres articles de mon blog, mais j’espère sincèrement aider les gens avec ceci.

            Dans un premier temps, en tant que parent, même si notre enfant est la plus belle chose qui peut nous arriver, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas aussi parfait que nous pouvons le croire.  Ce que j’entends ici, c’est qu’il ne faut pas jouer à l’autruche.  J’ai vu plusieurs parents dont leur enfant présentait des symptômes d’un quelconque problème d’ordre mental, et ceux-ci, n’ont jamais voulu admettre le problème.  Aujourd’hui, ils se retrouvent avec des problèmes encore plus graves.  Car, comme plusieurs médecins vous le diront, plus vous commencez tôt avec votre enfant, et plus, vous l’aiderez à progresser.  Il est, et sera toujours un autiste (ou T.E.D.) mais vous pouvez l’aider encore plus si vous le placez en situation de réussite.

            Donc, allons-y avec les symptômes que vous pourriez voir assez facilement.  Et comprenez-moi bien, je vous parle d’expérience personnelle, je ne suis en aucun cas, un médecin. 

Dès l’âge de deux ans, des problèmes de communication peuvent survenir.  Un enfant “normal” aura un vocabulaire qui se situera aux alentours de 100 mots.  Pour se faire comprendre, un enfant qui ne sait pas un mot en particulier, pointera du doigt les objets qu’il désire (exemple: ira au frigo et pointera le frigo ou le lait quand il a soif).  De plus, un enfant serait en mesure de déterminer qui est son papa et sa maman et serait en mesure de les pointer du doigt si on leur demande ou se trouve ceux-ci.  Ici encore, ca ne veux pas dire que votre enfant est autiste a ce stade-ci, mais il commence déjà à présenter des problèmes.  Ceux-ci peuvent être d’ordre auditif, mais si on perçoit des problèmes, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas comme les autres.

            Si notre enfant fonctionne “sur le tard”.  Dans mon cas, mon garçon a commencé à marcher à l’âge de 21 mois.  Pour certains, ceci peut être considéré comme normal, mais ajouter à cela les problèmes de communication, on peut déjà entrevoir que le problème est plus général que juste un développement tardif.  De plus, si ces mouvements ne sont pas aussi synchronisés que les autres enfants, ceci peut être un autre facteur. 

            Le problème majeur d’un autiste (ou T.E.D) reste la communication et les relations inter-personnelles.  Même si mes parents croyaient que mon enfant était de nature indépendante, sa condition était beaucoup plus la cause.  Le fait que ce dernier était capable de jouer seul pendant des heures et des heures, car ce dernier était dans son univers et se plaisait à y être plutôt que d’avoir à agir avec le monde réel.  Encore aujourd’hui, agé de 9 ans, mon fils se plait beaucoup plus à jouer avec son GameBoy ou avec ses Légos seul.  Les seuls moments de relations se trouve à l’école ou à la maison lors du souper.  Et à l’école, il le fera s’il trouve un intérêt pour le jeu qui se joue, et jouera beaucoup plus en parallèle plutôt que de jouer “avec” les autres enfants.

            Une autre chose, advenant le cas où votre enfant serait diagnostiqué autiste et même si l’école normale est une option viable, par expérience, j’aime beaucoup mieux l’école intégratrice (i.e. classes spécialisées à l’intérieur d’une école “normale” et où on intègre les enfants dans les classes normales à l’occasion).  Les classes spécialisées seront mieux adaptées aux besoins de votre enfants et à sa propre progression.  De plus, il sera intégré à des groupes pour aider ses relations inter-personnelles mais à son rythme.

            Parmi les symptômes que vous remarquerez aussi en vieillissant, regardez-le courir.  Si, vers l’âge de 5 ans, il coure encore de façon désordonné, sa motricité globale présente des problèmes.  Même chose pour un crayon, ou un ciseau, ou même tracer des lignes avec un crayon.  Ce sont toutes des choses qu’un enfant “normal” de 5 ans devrait être en mesure de faire de façon plus ou moins adéquate.

            Plus il vieillira, et plus vous remarquerez les écarts.  N’attendez pas aussi longtemps, prenez-le en charge aussitôt que possible.  Si vous voyez qu’il ya un problème de language, consultez, demandez à voir un orthophoniste, faites des démarches.  Si vous n’êtes pas sûr, posez des questions à votre pédiâtre.  Mais, s’il-vous-plait, ne vous cachez pas la tête dans le sable.

            Si vous avez des questions ou des commentaires, je suis toujours disponible pour y répondre, et il me fera un grand plaisir de faire quoi que je peux pour vous aider.