Je dois commencer en vous parlant un peu de mon vécu.  Depuis plusieurs mois, je suis en convalescence.  Je suis du nombre de gens ayant vécu une absence prolongé au travail à cause du stress.  Sans entrer dans les détails, suffit-il de mentionner que je dois ré-évaluer bon nombre de priorités dans ma vie.

 

Mais, depuis ma réintégration, les choses vont beaucoup mieux.  Au point où je suis maintenant heureux.  Il y avait longtemps que je n’avais pas vécu tel bonheur.  Plusieurs facteurs font en sorte que je suis dans cet état aujourd’hui.  Mais j’entends bien poursuivre sur cette voie.  Un de ces facteurs est probablement le positivisme avec lequel j’aborde la vie maintenant.  Et c’est sur point que je désire m’entretenir avec vous.

 

Sur mon heure de repas ce midi, je regardais autour de moi.  Le temps des Fêtes opérait une certaine magie sur moi car je pensais beaucoup au temps que nous allons penser en famille.  Mais en poursuivant ma tournée visuelle, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un homme d’une cinquantaine d’année qui mangeait près d’où j’étais et dont les mains tremblaient.  Je croyais ce monsieur possiblement aux prises avec une maladie dégénératrice ou autre, et j’ai poursuivi mon tour d’horizon.  Mes yeux se sont dirigés à nouveau vers cet homme, et cette fois-ci j’ai remarqué que ce dernier avaient les yeux remplis d’eau.  Nous parlons ici d’un homme mature sur une heure de repas en plein milieu d’une aire de restauration en train de manger.  Et cet homme ne laissait pas paraître quelqu’un qui aurait des troubles financiers ou autres.

 

Pourquoi cet homme semblait si malheureux? Je me suis, alors, remis à regarder les gens à nouveau.  La plupart des gens qui était dans cette aire de restauration semblaient malheureux.  Pourquoi est-ce que je remarquais tous visages sans expression? sans un sourire? Certains étaient même accompagnés et affichait cet air de dépression.  Pourtant, je ne me crois pas au-dessus de tout cela, mais je ne pouvais m’empêcher d’être triste pour eux.

 

Et alors, je me suis remémorer une discussion avec un étranger dans l’autobus l’autre jour.  Celui-ci m’indiquait qu’il venait de travailler toute une journée (il était près de 21h00), mais il m’indiquait qu’il travaillait au Vieux-Port de Montréal.  Il semblait blazé de tout cela.  Je lui indiquait qu’il travaillait à un endroit merveilleux qui offre tellement de choses pour la personne qui prend le temps de s’émerveiller.  Sa réponse: “ouin, peut-être”.

 

N’avons-nous plus le temps de regarder les oiseaux au ciel, les nuages en formes de lapin, l’herbe sous nos pieds ou encore l’eau qui coule dans la rivière?  Ce sont toutes ces choses qui m’ont aidé à me remettre sur pieds.  Je me rends aussi compte que ce sont toutes ces choses que nous perdons de vue quand le tourbillon de la vie nous entraîne trop profondément.

 

Prenons le temps d’apprécier les petits détails de la vie.  N’en perdez pas un seul.  Ce sont les petits détails qui font que la vie vaut la peine d’être vécue.