J’ai hésité longtemps avant d’écrire ce prochain article de mon blogue pusique l’idée ne vient pas de moi. Je me dois donc de remercier cette personne qui m’a fait grandement réfléchir sur ce sujet (et je crois que cette personne se reconnaîtra facilement).
J’ai longtemps cru que, en tant que parents, un de nos devoirs étaient de faire croire à nos enfants que le père Noël existait. En fait, j’irais jusqu’à dire que, moi-même, j’en retirais un certain plaisir. Non pas pour que mes enfants restent sages, mais plutôt parce que de voir leurs yeux pétiller de joie à l’annonce du gros bonhomme rouge me remplissait de bonheur.
Au-delà des croyances religieuses et tout, car je réalise que le Père Noël n’est pas pour tous en sachant que ce n’est pas toutes les religions qui ont cette croyance, j’ai toujours pensé que ce mythe (qui ne durait qu’un certain temps malgré tout) ne pouvait qu’apporter un peu de bonheur dans la vie de tous, parents et enfants. Mais, j’étais dans l’erreur.
Certains enfants, défavorisé que ce soit monétairement ou de quelqu’autres façons, n’auront jamais les cadeaux que ce merveilleux Saint-Nicolas était supposé leur apporter. Et pourtant, je suis sûr qu’ils ont probablement été plus gentils, plus serviables, et plus généreux que beaucoup d’enfants qui auront des cadeaux à Noël. Comment expliquer à ces enfants que la réalité n’est pas tout à fait la réalité que nous leur avons raconté. Comment rester stoïque devant leurs yeux remplis de larmes, leurs mines déconfites parce qu’ils n’ont pas eu ce cadeau qu’il désirait tant? Comment leur expliquer que, papa a perdu son emploi et maman fait son possible pour qu’ils puissent avoir un toit au-dessus de leurs têtes ainsi qu’au moins deux repas par jour? Est-ce que le Père Noël est vraiment quelqu’un debien pour ces enfants?
Et que dire des enfants comme le mien, qui, même s’il approche la dizaine d’années, croit encore fermement que le Père Noël descendra dans la cheminée cette année. A quel âge vais-je devoir lui briser la bulle? Cette bulle magique qui me rendait heureux, joyeux et souriant. Combien de fois est-ce que mon enfant a fait rire de lui parce qu’il croyait encore à ce gros bonhomme du Pôle Nord? Combien de fois a-t-il été blessé, ou qui sait, a même défendu ce mythe, au dépend de ses relations sociales?
Est-ce que nous aidons vraiment nos enfants en perpétuant ce mythe? Que dire de nos moyens financiers, qui pour la plupart n’augmentent pas aussi rapidement que le coût de la vie. Comment réagir face aux demandes grandissantes de la consommation de nos enfants, surtout en période du temps des Fêtes. Qu’en serait-il s’ils savaient la vérité dès le depart? Ne seraient-ils pas plus “compréhensifs” avec leurs demandes de cadeaux?
Une chose est sûre, je comprends maintenant pourquoi il n’est pas toujours sain laisser des biscuits et du lait sur le rebord de la cheminée. La santé du Père Noël en prendrait un coup… quoiqu’il est peut-être temps que ce dernier disparaisse pour que la vraie magie de Noël puisse enfin se vivre.
janvier 4, 2007 à 3:37 |
Bonjour,
C’est tellement vrai et bien dit ! Noel au lieu d’être un temps de réjouissances et de partage, est devenu un temps de cupidité et de mensonges.
C’est commercial, commercial, commercial. Le bonheur aujourd’hui s’achète et non plus se vit et se partage. On est content si on a de beaux cadeaux et de belle bébelles. Le bonheur se mesure par le nombre de dollars dépensés et non plus par les sourires récoltés et l’aide donnée.
Nos valeurs sont complètement déplacées et on s’évertue pendant des années à remplir la tête de nos enfants d’histoires et de personnages crées de toutes pièces en oubliant de leur mentionner ce que Noêl représente : le bonheur d’être ensemble mais surtout le partage avec des personnes dans le besoin.
Noêl pour beaucoup de familles et d’enfants défavorisés est devenu un cauchemar et la fête la plus redoutée de l’année.
À quand le réveil ?
SC