Sourires difficiles Mardi, déc 19 2006 

Je dois commencer en vous parlant un peu de mon vécu.  Depuis plusieurs mois, je suis en convalescence.  Je suis du nombre de gens ayant vécu une absence prolongé au travail à cause du stress.  Sans entrer dans les détails, suffit-il de mentionner que je dois ré-évaluer bon nombre de priorités dans ma vie.

 

Mais, depuis ma réintégration, les choses vont beaucoup mieux.  Au point où je suis maintenant heureux.  Il y avait longtemps que je n’avais pas vécu tel bonheur.  Plusieurs facteurs font en sorte que je suis dans cet état aujourd’hui.  Mais j’entends bien poursuivre sur cette voie.  Un de ces facteurs est probablement le positivisme avec lequel j’aborde la vie maintenant.  Et c’est sur point que je désire m’entretenir avec vous.

 

Sur mon heure de repas ce midi, je regardais autour de moi.  Le temps des Fêtes opérait une certaine magie sur moi car je pensais beaucoup au temps que nous allons penser en famille.  Mais en poursuivant ma tournée visuelle, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un homme d’une cinquantaine d’année qui mangeait près d’où j’étais et dont les mains tremblaient.  Je croyais ce monsieur possiblement aux prises avec une maladie dégénératrice ou autre, et j’ai poursuivi mon tour d’horizon.  Mes yeux se sont dirigés à nouveau vers cet homme, et cette fois-ci j’ai remarqué que ce dernier avaient les yeux remplis d’eau.  Nous parlons ici d’un homme mature sur une heure de repas en plein milieu d’une aire de restauration en train de manger.  Et cet homme ne laissait pas paraître quelqu’un qui aurait des troubles financiers ou autres.

 

Pourquoi cet homme semblait si malheureux? Je me suis, alors, remis à regarder les gens à nouveau.  La plupart des gens qui était dans cette aire de restauration semblaient malheureux.  Pourquoi est-ce que je remarquais tous visages sans expression? sans un sourire? Certains étaient même accompagnés et affichait cet air de dépression.  Pourtant, je ne me crois pas au-dessus de tout cela, mais je ne pouvais m’empêcher d’être triste pour eux.

 

Et alors, je me suis remémorer une discussion avec un étranger dans l’autobus l’autre jour.  Celui-ci m’indiquait qu’il venait de travailler toute une journée (il était près de 21h00), mais il m’indiquait qu’il travaillait au Vieux-Port de Montréal.  Il semblait blazé de tout cela.  Je lui indiquait qu’il travaillait à un endroit merveilleux qui offre tellement de choses pour la personne qui prend le temps de s’émerveiller.  Sa réponse: “ouin, peut-être”.

 

N’avons-nous plus le temps de regarder les oiseaux au ciel, les nuages en formes de lapin, l’herbe sous nos pieds ou encore l’eau qui coule dans la rivière?  Ce sont toutes ces choses qui m’ont aidé à me remettre sur pieds.  Je me rends aussi compte que ce sont toutes ces choses que nous perdons de vue quand le tourbillon de la vie nous entraîne trop profondément.

 

Prenons le temps d’apprécier les petits détails de la vie.  N’en perdez pas un seul.  Ce sont les petits détails qui font que la vie vaut la peine d’être vécue.

Père Noël, Santa Claus, les enfants Mercredi, déc 13 2006 

J’ai hésité longtemps avant d’écrire ce prochain article de mon blogue pusique l’idée ne vient pas de moi.  Je me dois donc de remercier cette personne qui m’a fait grandement réfléchir sur ce sujet (et je crois que cette personne se reconnaîtra facilement).

 

J’ai longtemps cru que, en tant que parents, un de nos devoirs étaient de faire croire à nos enfants que le père Noël existait.  En fait, j’irais jusqu’à dire que, moi-même, j’en retirais un certain plaisir.  Non pas pour que mes enfants restent sages, mais plutôt parce que de voir leurs yeux pétiller de joie à l’annonce du gros bonhomme rouge me remplissait de bonheur.

 

Au-delà des croyances religieuses et tout, car je réalise que le Père Noël n’est pas pour tous en sachant que ce n’est pas toutes les religions qui ont cette croyance, j’ai toujours pensé que ce mythe (qui ne durait qu’un certain temps malgré tout) ne pouvait qu’apporter un peu de bonheur dans la vie de tous, parents et enfants.  Mais, j’étais dans l’erreur.

 

Certains enfants, défavorisé que ce soit monétairement ou de quelqu’autres façons, n’auront jamais les cadeaux que ce merveilleux Saint-Nicolas était supposé leur apporter. Et pourtant, je suis sûr qu’ils ont probablement été plus gentils, plus serviables, et plus généreux que beaucoup d’enfants qui auront des cadeaux à Noël.  Comment expliquer à ces enfants que la réalité n’est pas tout à fait la réalité que nous leur avons raconté.  Comment rester stoïque devant leurs yeux remplis de larmes, leurs mines déconfites parce qu’ils n’ont pas eu ce cadeau qu’il désirait tant? Comment leur expliquer que, papa a perdu son emploi et maman fait son possible pour qu’ils puissent avoir un toit au-dessus de leurs têtes ainsi qu’au moins deux repas par jour? Est-ce que le Père Noël est vraiment quelqu’un debien pour ces enfants?

 

Et que dire des enfants comme le mien, qui, même s’il approche la dizaine d’années, croit encore fermement que le Père Noël descendra dans la cheminée cette année.  A quel âge vais-je devoir lui briser la bulle? Cette bulle magique qui me rendait heureux, joyeux et souriant.  Combien de fois est-ce que mon enfant a fait rire de lui parce qu’il croyait encore à ce gros bonhomme du Pôle Nord?  Combien de fois a-t-il été blessé, ou qui sait, a même défendu ce mythe, au dépend de ses relations sociales? 

 

Est-ce que nous aidons vraiment nos enfants en perpétuant ce mythe? Que dire de nos moyens financiers, qui pour la plupart n’augmentent pas aussi rapidement que le coût de la vie.  Comment réagir face aux demandes grandissantes de la consommation de nos enfants, surtout en période du temps des Fêtes. Qu’en serait-il s’ils savaient la vérité dès le depart? Ne seraient-ils pas plus “compréhensifs” avec leurs demandes de cadeaux?

 

Une chose est sûre, je comprends maintenant pourquoi il n’est pas toujours sain laisser des biscuits et du lait sur le rebord de la cheminée.  La santé du Père Noël en prendrait un coup… quoiqu’il est peut-être temps que ce dernier disparaisse pour que la vraie magie de Noël puisse enfin se vivre.