Ah! Ces merveilleux parents! Mardi, oct 31 2006 

Aujourd’hui je voudrais lever mon chapeau à tous ces papas qui s’impliquent dans la vie de leurs enfants.  J’aimerais vous faire part de ce que ca represente que d’etre “coach” pour des enfants.  Au départ, il faut comprendre que je cherchais à encadrer mon enfant de facon adéquate quand ce dernier m’a fait part de sa volonté de se joindre aux ligues d’été de soccer.

 

Connaissant son problème et sachant que sa concentration se ferait réduite, j’ai voulu me présenter comme assistant-coach pour apporter le soutien nécessaire à mon fils.  De plus, étant, moi-même, beaucoup plus un joueur de baseball qu’un joueur de soccer, je ne me voyais pas comme coach de soccer de toute facon.  Un soir, en revenant de mon travail, un message téléphonique m’attendait.  J’étais convoqué à une réunion pour la ligue de soccer.  Quelle ne fut pas ma surprise de voir que seulement les coachs avaient été invité.  J’ai alors fait comprendre que j’avais donné mon nom comme assistant et que je ne connaissais presque rien du soccer.  Mais, vu le manque flagrant de bénévoles dans la ligue, on m’a fait comprendre que ca serait bien si j’étais coach.

 

Je me suis donc relever les manches et j’ai commencé à fouiller sur l’internet pour trouver des “drills” de soccer pour faire pratiquer mes petits bout-de-choux de 6-7 ans.  Mon fils faisait partie de l’équipe aussi. L’encadrement que j’ai pu fournir à mon fils a donc été moindre que ce que je pensais pouvoir lui offrir au départ, mais malgré tout, j’ai réussi à conserver assez de son attention pour qu’il participe durant tout l’été, même si certains soirs, son niveau d’interessement était assez limité.

 

Malgré tout, j’ai fait mon année comme coach de soccer.  J’ai appris beaucoup lors de cet été.  Mais, ce qui m’a le plus surpris, c’est ce que j’ai pu apporté à ces enfants.  J’essayais du mieux que je pouvais de leur montrer des techniques et tout, mais je me servais de mon expérience de baseball pour leur apprendre le jeu d’équipe.  Dans ma tête, le jeu d’équipe est souvent une facette du jeu oubliée au détriment du talent à cet âge-là.  Mon équipe a terminé l’année avec une fiche de 22 victoire, aucune défaites, et 4 match nuls.  Impressionnant, n’est-ce pas!! Même ma conjointe se plaisait à me rappeler la fiche de mon équipe, et l’apport que tous y amenait.

 

Lors du tournoi de fin de saison (car il faut mentionné qu’aucun classement n’existait et que tous les enfants de toutes les équipes étaient couronnées champions), j’ai réitéré une dernière fois l’importance que j’accordais à ce jeu d’équipe et comment eux m’avait impressionné.  Ils ont remportés leur match 16-3.  Et ce sans gardien de but.

 

Tout cela, pour vous dire, qu’encore aujourd’hui, trois ans après ce merveilleux été, je rencontre certains de ces enfants au restaurant avec leurs parents ou au centre d’achat.  Et chaque fois que j’en rencontre un, ils viennent me voir, me parlent, se souviennent de moi, et m’appellent encore “coach”.  Certains, parmi les meilleurs de la région, me parlent, qu’aujourd’hui, ils ne seraient peut-être pas avec l’élite de la région si je n’avais pas autant insisté sur le jeu d’équipe. 

 

Etre bénévole et coach pour des bouts de choux, croyez-moi, est une expérience très valorisante.  J’en retire encore de la fierté juste à vous en faire part.

Est-ce que vous y croyez Mardi, oct 31 2006 

            Croire? Plusieurs pourrait croire que ce mot invoque un certain fanatisme ou qu’il se rapporte simplement à la religion.  Pourtant nous croyons à beaucoup de choses.  Cette croyance se développe plus chez certaines personnes que d’autres.  Car une croyance, il ne faut pas se le cacher, se développe, elle n’est pas innée.  Elle peut être imposée, comme elle peut s’introduire à cause d’évenements marquants dans notre vie.

 

Dans mon cas, je suis devenu un partisan des groupe de soutien pour les enfants autistes et/ou T.E.D.  Ayant moi-même un enfant qui a été diagnostiqué comme un enfant T.E.D. non-spécifié (mais dont je me doute fort bien qu’il est dans la sphère de l’autisme), je me suis beaucoup sensibilisé à la cause.  C’est pourquoi, un jour, je me suis procuré un auto-collant affichant les couleurs de la société d’autisme.  Cet auto-collant, qui a la forme des rubans de support comme celui pour la cause du cancer du sein, se pose sur une automobile car il est aimanté. 

 

Quel ne fut pas mon désarroi aujourd’hui, de revenir à ma camionnette, après ma journée de travail, et de découvrir que mon auto-collant avait été dérobé.  Maintenant, comme je suis un payeur de taxes et que je veux que mon argent soit le mieux utilisé, je n’irai certainement pas rapporté un vol pour un auto-collant de 3$.  Vous me direz que je n’ai qu’à me racheter un autre auto-collant puisque ce dernier n’est pas si cher.

 

Ce qui fait que j’écris cette lettre ouverte est, en fait, parce que je ne croyais pas que la société était rendu à ce point si dévolue de valeur qu’il fallait voler des objets qui pouvaient avoir des significations TRÈS particulières à des gens juste pour se les approprier.  Si vraiment la cause vous intéresse, n’aurait-il pas été plus simple de me laisser vos coordonnées sur le pare-brise de mon automobile pour que je puisse vous indiquer comment vous en procurer un? Et si la cause ne vous intéresse pas, alors pourquoi l’avez-vous dérobez?

 

Je trouve désolant de voir où notre société est rendue.  Comment expliquer à mes enfants que le ruban que j’affichais fièrement pour sensibiliser les gens à l’autisme , est maintenant dans les mains de quelqu’un qui n’a aucun respect pour la propriété d’autrui?  Comment leur faire comprendre que le vol n’est pas une valeur qui devrait être véhiculé par la société d’aujourd’hui et qu’ils ne devraient jamais avoir recours au vol pour être en possession d’un objet qui leur tient à coeur.

 

En terminant, j’espère, au moins, que celui qui a maintenant mon auto-collant croit assez en la cause de l’autisme et des T.E.D. pour en faire la promotion, du moins,  autant que j’espérais le faire.

Comment mesure-t-on le succes? Samedi, oct 14 2006 

Et voila que je me laisse aller a nouveau.  Un peu plus de deux mois avant une nouvelle entree.  Les personnes qui ont lu la derniere entree de mon blogue m’ont quasiment tous dit que je devais continuer de leur parler de mon fils pusique pour plusieurs de ceux-ci, ils realisaient que, finalement, ils n’etaient pas seul au monde.  Un peu le sentiment que j’ai eu quand on apprend une telle nouvelle.

Par contre, je peux vous dire qu’a partir du moment ou on prend conscience de la gravite de la situation et que nous realisons que beaucoup d’efforts devront etre deployes pour assurer le bien-etre de notre enfant, notre instinct de parent refait surface.  Et ce, peu importe le trouble que notre enfant puisse avoir.  Dans mon cas, j’ai un enfant T.E.D. mais j’ai vu beaucoup de parents aux prises avec des troubles plus complexes, plus grands, plus severes que ceux de mon enfant, et pourtant, ils ne sont pas differents.

Que recherchons-nous pour notre enfant? Son bien-etre. Autant que possible son autonomie.  Mais avant tout, son bonheur.  Pour arriver a cela, il faut accepter notre enfant tel qu’il est.  Je ne cesse de compter le nombre de parents qui jouent a l’autruche avec leurs enfants parce qu’eux n’acceptent pas que leur enfant soient differents.  Combien de fois ai-je entendu mes propres parents dire de mon fils qu’il etait sur le point de “debloquer”?  Mon enfant ne “debloquera” jamais.  Il progressera jusqu’a son niveau.  Niveau que moi-meme je ne connais pas.  Est-ce qu’il faut que je cesse de faire des efforts pour lui donner un apprentissage?  Est-ce que je dois croire que si il va a l’ecole “normale”, il pourra suivre tout les enfants de son age? La reponse a ces questions est non.

J’ai la chance d’etre dans une ville ou on a instaure des classes speciales dans des ecoles normales.  Qui plus est, certaines de ces classes sont specialement adaptees aux enfants T.E.D.  Mon enfant a donc la chance d’apprendre les memes matieres academiques que tous mais a son rythme avec des educateurs qui comprennent la problematique.  Il est donc appuye dans son cheminement et grace a cela, il progresse.  Mon enfant a 8 ans eet ne lis toujours pas, ecris tres peu et fais a peine des mathematiques de base, peut-etre quelques additions de base mais c’est tout.

Pourtant je crois que mon enfant connait le succes et ce succes, il doit le savoir.  Quand un simple progres, tel que la lecture d’une syllabe sans l’aide de pictogrammes ou une addition plus complexes sans aide visuelle, se produisent, c’est mon devoir de lui faire savoir qu’il vient d’accomplir quelques chose de grandiose.   Ma fille de 6 ans est presqu’au meme stade que mon fils, et ses progres sont beaucoup plus rapides.  Ses succes sont autant reconnus, car il est important en tant que parents de donner confiance a nos enfants.  Mais les succes de l’un ne sont pas les memes que les succes de l’autre.   Mais au grand jamais je vais denigrer les succes de mon fils parce qu’il sont moins rapides.  Il faudra travailler probablement beaucoup plus fort pour arriver a une certaine autonomie, mais je crois que s’il arrive a ce stade, ce sera le succes ultime.

Mais, au fond de tout cela, reside une verite toute simple.  Peu importe l’enfant, le parent demeure le denominateur de base pour que l’enfant connaisse du succes.  Le parent se doit de reconnaitre et accepter les problemes de l’enfant pour qu’il puisse travailler avec l’enfant de facon adequate.