Dans la section Bonnes Nouvelles Jeudi, juil 26 2007 

Je trouve que depuis quelques temps je vous parle de façon plutôt négative, et j’ai envie de changer cela.  C’est pourquoi aujourd’hui, je vous ferai un pot-pourri de bonnes nouvelles.

Mon fils a débuté depuis environ trois semaines un groupe de vélo.  C’est-à-dire, qu’il participe à ce groupe, organisé par les physiothérapeutes de la région.  Donc, une fois par semaine, et ce durant six semaines, il va faire 30 minutes de vélo où on essaie de l’aider à devenir un meilleur cycliste.  Déjà, je constate une amélioration puisque qu’il roule beaucoup plus rapidement qu’auparavant.  La prochaine étape sera de lever les roues d’appoints pour ainsi l’inciter à garder son équilibre sur deux roues seulement.  Chaque petite victoire me rend fier de mon petit bonhomme.

D’un côté plus personnel, j’ai entrepris de recommencer à entrainer des jeunes.  Cette fois-ci, je le fais au baseball, sport que j’adore et que je pratiquais depuis l’âge de cinq ans.  A la fin de l’an dernier, j’ai décidé d’accrocher mon gant et de me diriger vers le “coaching”.  On m’a assigné à une équipe Pee-Wee (12-13 ans).  Comme vous pouvez le constater, je ne dirige pas mes enfants.  De plus, je me retrouve à l’élite.  Ces enfants m’ont non seulement fait oublier que je ne jouais pas, mais j’étais loin de me douter que ceux-ci m’apporterais autant que mes copains avec qui je jouais.  La plupart de ces jeunes ont le baseball en eux, tout comme je l’avais plus jeune.  C’est une joie de diriger ces enfants et ils me le rendent bien.  Leur fiche les place présentement en première position de notre ligue avec seulement une poignée de matchs à jouer en saison régulière.

De plus, bientôt je serai probablement l’heureux propriétaire d’une tente-roulotte.  Ce qui veux donc dire que j’entreprendrai de faire du camping (de luxe) avec les enfants.  Ce sera une bonne expérience aussi pour mon fils et voir comment il interagira dans un environnement autre que celui de la maison où les services (comme télé) n’y sont pas.  On espère pouvoir le faire bouger un peu plus et en même temps, lui donner un peu plus d’autonomie.  On croit que même s’il se perd sur le terrain de camping, il ne se perdra pas très longtemps car c’est quand même un communauté fermée.  Ce qui nous rend un peu moins peureux de le laisser aller à sa guise.  C’est sûr que la piscine va rester un eendroit où nous exercerons une présence malgré tout.  Mais je crois que la liberté des enfants va être beaucoup plus ouverte.  C’est pourquoi nous voulons tenter l’expérience du camping.

Le contrôle des émotions Lundi, juil 23 2007 

Il y a longtemps que je n’avais pas rien écrit, mais bon, sans dire que je manquais d’inspiration, j’essayais de passer un bel été.  Pour ceux qui m’ont manqué, je vous dit Merci!

Mais bon, je suis ici aujourd’hui pour vous entretenir de mon sujet favori: mon fils.  Que voulez-vous? Il est probablement celui qui me tient à coeur le plus, à cause de tout ce qu’il représente.  Non pas que je n’aime point ma fille ou ma femme.  Mais je voulais vous parlez du contrôle des émotions chez ces enfants.

Je me rends compte, plus le temps avance, et plus mon fils vieillit, et plus mon fils contrôle moins ses émotions.  Je sais, qu’une partie du processus d’apprentissage, c’est d’extérioriser ses sentiments, par contre, cette extériorisation ne se fait pas sans heurts.  On se butte à un enfant beaucoup plus colérique et beaucoup plus borné qu’à l’époque.  Le simple fait de dire non est déjà assez difficile à comprendre chez un enfant (J’en sais quelque chose avec ma fille), ca semble 100 fois pire chez un enfant TED.  Non seulement les colères sont-elles plus grandes, mais les réactions (qui elles non plus ne sont pas contrôlées) sont aussi plus grandes.

En tant que parents, je me rends compte que le processus d’apprentissage doit se faire de manière douce.  La manière d’élever nos enfants où nous nous fachions, punissais les enfants pour qu’ils réalisent ce qu’ils venaient de faire, ne fonctionne pas (ou du moins fonctionne moins bien) avec un enfant TED.  Seulement hier soir, j’ai chicané mon fils car il avait fait quelque chose dont il méritait ma colère.  Quelle fût sa réaction, il s’est mis en colère, et ne se contrôlait plus, car il claquait les portes, et m’a même menacés de faire ses valises et quitter la maison (il a seulement 9 ans) (Je sais que ces menaces sont vaines mais quand même).  Quand on lui dit non, il continue de répéter la question jusqu’à qu’un parent abdique ou que l’on se fâche et à ce moment, naturellement, il est fâché lui aussi. 

Moi qui croyais que finalement le scénarios sociaux (petites histoires où on explique le comportement socialement accepté) avaient fait leurs bouts de chemin, car ils semblaient acquis, on se rends compteque finalement, même si la réponse est la bonne, la réaction est souvent la mauvaise.  Je m’explique: on explique souvent à notre fils qu’il doit aller voir un adulte s’il y a quelque chose qui ne fait pas son affaire, si un autre enfant lui vole son jouet ou autre chose du genre.  Au lieu de cela, sa réaction va être encore de mordre (eh oui! même à 9 ans).  Pourtant quand on lui pose la question à savoir ce qu’il aurait dû faire, il répond qu’il aurait dû aller voir un adulte.  Il a donc acquis le scénario social, mais il n’arrive pas à le mettre en pratique.

Le contrôle des émotions chez un enfant TED est un processus à long terme, et honnêtement, je ne sais aucunement quand j’en verrai le jour.  Mais je me rends compte qu’il faut être patient, car l’enfant lui ne l’ai pas.

Le retard est maintenant en avance Vendredi, mar 30 2007 

Il y a de ces jours qui sont plus difficiles que d’autres.  Après une absence prolongée de mon blogue, je vous revient mais pas nécessairement dans l’état le plus satisfaisant.  Vous savez, je racontais qu’il était parfois difficile de vivre au jour le jour, car chaque journée apporte son lot de joie mais aussi son lot de réalisations… aujourd’hui, la réalisation que mon fils est différent fait un poids sur mes épaules.



 Je savais que cette journée arriverais un jour.  Je savais, au fond de moi-même, qu’un jour je devrais affronter la réalité.. que je devrais me résoudre au fait que mon fils ne suit pas la tendance.  Et ça, en tant que parents, c’est probablement un des moments les plus difficiles à accepter.

 Aujourd’hui mon fils est officiellement en retard sur sa soeur qui est deux ans plus jeune que lui.  En effet, sa soeur, académiquement parlant, calcule plus rapidement que lui, et est passée au stade de lecture avec comprehension, tandis que lui est encore au niveau de la lecture syllabiques.  De plus, après des realisations semblables, on ne peut s’empêcher de le regarder interagir avec les autres gens, et c’est là qu’on se rend compte que notre enfant est différent.  Son monde est très différent du nôtre et pour lui, ce qui compte c’est la simplicité de son monde et ce qui le rend heureux au moment present.  Il est difficile de voir cela en tant que parent.  Nous souhaitons tellement de bien, de bonheur, et de belles choses pour nos enfants que nous ne réalisons pas que dans le cas d’enfants autistes, ces choses sont les plus simples au monde.


 Je souhaite simplement que mon fils soit autonome un jour.  Qu’il puisse avoir un emploi et un endroit à vivre et subvenir à ses propres besoins.  Mais le simple fait d’attacher ses lacets est encore une corvée pour lui.  Je fais ce que beaucoup de parents font et ne devraient pas faire dans le cas d’enfants autistes (ou enfants avec des problèmes), je le compare aux autres.  Mais le pourquoi on compare nos enfants, c’est parce que nous voulons, au plus profound de nous mêmes que nos enfants soient comme les autres.  Malheureusement, pour nous, ils ne le seront jamais. Qu’adviendra-t-il de son autonomie? Honnêtement, je n’en sais rien.  Il est vraiment trop tot pour en discuter, il n’a que 9 ans.  Alors pourquoi suis-je triste aujourd’hui? Car aujourd’hui je viens de réaliser que je dois cesser de le comparer.  Qu’il est différent. Qu’il est unique.  Et que c’est dans son unicité que je dois puiser mon inspiration à lui en donner plus. 

 Mais plus ne veux pas dire que je dois en faire plus.. plus signifie seulement être celui qui doit être là quand il en a besoin.  En terminant, je vous laisse un lien qui m’a fait réfléchir.. ce n’est pas rien de nouveau mais une lecture que j’ai trouvé enrichissantes durant ma grise journée : http://www.autismealsace.org/questionsdautiste.php 

Les meilleurs partent toujours les premiers. Vendredi, jan 12 2007 

Il y a de ces gens que nous voudrions qu’ils restent toujours avec nous.  Je pourrais vous dire que c’est le cas avec mes parents et de ma famille.  Malheureusement, nous savons tous que la vie est ainsi faite et que nous ne sommes ici que temporairement.  Malgré tout, nous savons tous que certains nous quittent définitivement trop tôt.

 Je vous parle de la mort aujourd’hui, car encore une fois, celle-ci est trop près d’une personne qui, je voudrais, reste auprès de nous.  Ceci dit, il n’est pas mort, mais l’annonce de ses problèmes de santé m’a remémorer des gens qui m’étaient chers et qui ont déjà quitté cette vie mortelle.

Bien sûr, comme tous, à chaque fois qu’un évènement de ce genre se produit, on remet toujours en perspective toutes les facettes de notre vie.  Ce fut le cas quand un de mes meilleurs est décédé à l’âge de 37 ans d’une crise cardiaque.  Il avait deux enfants, une merveilleuse femme, semblait en pleine possession de ses moyens, et était heureux.  Mais j’imagine que c’était son destin de nous quitter.  Et quand il l’a fait, il a touché tellement de gens qu’à son service funéraire, l’église était pleine à craquer.  Et craquer est ce que j’ai fait. Cela fait déjà 10 ans qu’il est mort et je me rappelle de lui comme s’il était encore à nos côtés.

Mais revenons à mon copain qui a des problèmes de santé.  Il devait prendre sa retraite à la fin de l’année.  Au lieu de cela, il a annoncé son absence prolongé hier.. ce qui devrait le mener probablement, jusqu’au moment de sa retraite.  Ce monsieur est un éducateur specialisé.  Il travaille à l’école que mon fils fréquente.  Il a été l’éducateur de mon fils pendant les deux premières années.  Oui, nous nous sommes liés d’amitié, mais au-delà de tout cela, hier, j’ai vu un homme abattu parce qu’ils avaient dit adieu à tous ces enfants, pas seulement le mien.

 Il m’a raconté comment mon fils avait réagi, et jamais je ne croyais que mon fils pouvait comprendre le concept de perte.  Je l’ai réalisé de mes propres oreilles, car, par la suite, mon fils m’a raconté de lui-même ce qui s’était produit au courant de la journée et je sentais la tristesse dans la voix de mon fils même si ce dernier était malgré tout, dans son monde. J’étais triste de connaitre les problèmes de mon copain, mais je l’étais encore plus de voir comment il avait touché mon fils, et probablement, maints autres enfants comme le mien. Lui-même me racontait qu’il avait “pleuré comme un veau” sur la cour d’école quand il annoncait la nouvelle et voyait la réaction des enfants.  Même s’il sait qu’il a touché ses enfants, il persiste à dire que ce sont eux qui l’ont touchés, lui.  Nous avons même arrêtés notre conversation sur le sujet car ses yeux (et les miens) s’emplissaient d’eau.

Donc, aujourd’hui, je me sens un peu triste.  Par contre, c’est le moment opportun de vous dire de prendre soin de vos proches.  Dites-leur à quel point ils sont importants, que vous les aimez.  Mais surtout, souhaitez-leur la santé, pensez à eux et remercier tous ceux que vous voulez pour leurs présence sur cette terre.

Pourquoi sommes-nous encore ensemble? Vendredi, jan 5 2007 

            Depuis le début de ce blog, je vous fait part de ma vie avec un enfant T.E.D.  Non seulement, chaque jour apporte son lot de discussions sur la vie de mon fils, mais aussi chaque jour apporte son lot de bonheur dans ma petite maisonnée.  Aujourd’hui, j’aimerais vous entretenir de la personne probablement la plus importante en ce qui concerne mon fils: Ma femme.

 

            Vous me direz très certainement: “C’est normal que ta femme joue un role primordial” et vous avez entièrement raison.  Avant d’entrer dans les details, il faut que vous compreniez, que, pour les besoins de la cause, je traduisais hier, mon article de blog intitulé “Mon Rêve”.  Tout en faisant la traduction, j’ai realise que j’avais oublié de vous mentionné un fait très important.  Quand j’ai fait le deuil de mon fils pendant une semaine, j’ai été une personne très intravertie pour cette période.  Je ne désirais parler à personne, ni voir personne.  Ceci incluait ma femme.  Peut-être était-ce une erreur, mais je devais vivre ce deuil seul, avant de pouvoir en parler.

 

            Dans beaucoup de cas (quoique je n’ai aucune statistiques officielles), une experience semblable a un de deux effets sur un couple: Ca passe ou ça casse.  Je suis heureux de dire aujourd’hui que mon couple a survécu à la nouvelle.  Mais je sais aussi que ce n’est pas le cas de tous les couples.  Pour plusieurs, un enfant aux prises avec des troubles quelconques (qu’ils soient d’ordre intellectuel ou physique) représente une défaite aux mains de la vie.  Pourtant, ça ne devrait pas être le cas.

 

            Je n’ai aucun moyens pour éviter qu’un couple se brise suite à la déchirante annonce qu’un enfant n’est pas “normal”.  C’est ce que ma femme et moi avons découvert.  Et grace à elle, j’ai redécouvert le sens du mot communication.  Qui sait si, aujourd’hui nous serions encore ensemble si nous n’avions pas eu mon fils.  Le chemin que nous étions en train de tracer laissait moins de place à la communication dans notre couple.  Elle a été le pilier de notre couple.  Il est evident qu’elle a eu besoin d’aide autant que moi.  Cet aide est venu par l’entremise des différents intervenants qui nous ont mis en contact avec différents programmes.

 

            Ces programmes d’aide nous ont aides à se retrouver.  Ils nous ont permis de sortir, juste tous les deux.  Ce faisant, je me suis un peu plus ouvert à elle sur mon deuil.  Elle en a fait de même.  Et plus nous parlions, plus nous nous rapprochions.  Dernièrement, je lui disait justement que je croyais notre couple plus fort qu’il l’était au début.  Mais grace à ses programmes d’aides, grâce aux autres parents, grâce aux intervenants, nous en sommes aujourd’hui beaucoup plus proches.

 

            Alors à tous ceux qui se trouve dans une situation similaire ou même ceux qui ont simplement des problèmes de couples, je vous en prie, il y a plein de resources, et programmes d’aide, trouvez-en un.  Il est trop facile de se laisser de nos jours.. et croyez-moi, si vous avez des enfants, ceux-ci ont besoin de vous.  N’entrez pas dans la facilité, travaillez sur votre couple, un jour, tout le monde sera reconnaissants de vos efforts.

Comment découvre-t-on l’autisme? Jeudi, jan 4 2007 

En regardant les statistiques de mon blog, j’ai découvert que beaucoup de gens se demandait comment on peut dire que notre enfant est autiste (ou T.E.D).  En fait,il n’y a pas vraiment de recette miracle pour le dire ou le savoir.  Par contre, il faut définitevement accorder beaucoup d’attentions à tous les détails que notre enfant nous présente.

            J’ai décidé d’écrire cet article de blog en espérant pouvoir aider les parents, qui comme moi, se posaient plusieurs questions.  Il est évident que cet article sera beaucoup plus informatif que les autres articles de mon blog, mais j’espère sincèrement aider les gens avec ceci.

            Dans un premier temps, en tant que parent, même si notre enfant est la plus belle chose qui peut nous arriver, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas aussi parfait que nous pouvons le croire.  Ce que j’entends ici, c’est qu’il ne faut pas jouer à l’autruche.  J’ai vu plusieurs parents dont leur enfant présentait des symptômes d’un quelconque problème d’ordre mental, et ceux-ci, n’ont jamais voulu admettre le problème.  Aujourd’hui, ils se retrouvent avec des problèmes encore plus graves.  Car, comme plusieurs médecins vous le diront, plus vous commencez tôt avec votre enfant, et plus, vous l’aiderez à progresser.  Il est, et sera toujours un autiste (ou T.E.D.) mais vous pouvez l’aider encore plus si vous le placez en situation de réussite.

            Donc, allons-y avec les symptômes que vous pourriez voir assez facilement.  Et comprenez-moi bien, je vous parle d’expérience personnelle, je ne suis en aucun cas, un médecin. 

Dès l’âge de deux ans, des problèmes de communication peuvent survenir.  Un enfant “normal” aura un vocabulaire qui se situera aux alentours de 100 mots.  Pour se faire comprendre, un enfant qui ne sait pas un mot en particulier, pointera du doigt les objets qu’il désire (exemple: ira au frigo et pointera le frigo ou le lait quand il a soif).  De plus, un enfant serait en mesure de déterminer qui est son papa et sa maman et serait en mesure de les pointer du doigt si on leur demande ou se trouve ceux-ci.  Ici encore, ca ne veux pas dire que votre enfant est autiste a ce stade-ci, mais il commence déjà à présenter des problèmes.  Ceux-ci peuvent être d’ordre auditif, mais si on perçoit des problèmes, il faut rester ouvert à la possibilité que notre enfant n’est pas comme les autres.

            Si notre enfant fonctionne “sur le tard”.  Dans mon cas, mon garçon a commencé à marcher à l’âge de 21 mois.  Pour certains, ceci peut être considéré comme normal, mais ajouter à cela les problèmes de communication, on peut déjà entrevoir que le problème est plus général que juste un développement tardif.  De plus, si ces mouvements ne sont pas aussi synchronisés que les autres enfants, ceci peut être un autre facteur. 

            Le problème majeur d’un autiste (ou T.E.D) reste la communication et les relations inter-personnelles.  Même si mes parents croyaient que mon enfant était de nature indépendante, sa condition était beaucoup plus la cause.  Le fait que ce dernier était capable de jouer seul pendant des heures et des heures, car ce dernier était dans son univers et se plaisait à y être plutôt que d’avoir à agir avec le monde réel.  Encore aujourd’hui, agé de 9 ans, mon fils se plait beaucoup plus à jouer avec son GameBoy ou avec ses Légos seul.  Les seuls moments de relations se trouve à l’école ou à la maison lors du souper.  Et à l’école, il le fera s’il trouve un intérêt pour le jeu qui se joue, et jouera beaucoup plus en parallèle plutôt que de jouer “avec” les autres enfants.

            Une autre chose, advenant le cas où votre enfant serait diagnostiqué autiste et même si l’école normale est une option viable, par expérience, j’aime beaucoup mieux l’école intégratrice (i.e. classes spécialisées à l’intérieur d’une école “normale” et où on intègre les enfants dans les classes normales à l’occasion).  Les classes spécialisées seront mieux adaptées aux besoins de votre enfants et à sa propre progression.  De plus, il sera intégré à des groupes pour aider ses relations inter-personnelles mais à son rythme.

            Parmi les symptômes que vous remarquerez aussi en vieillissant, regardez-le courir.  Si, vers l’âge de 5 ans, il coure encore de façon désordonné, sa motricité globale présente des problèmes.  Même chose pour un crayon, ou un ciseau, ou même tracer des lignes avec un crayon.  Ce sont toutes des choses qu’un enfant “normal” de 5 ans devrait être en mesure de faire de façon plus ou moins adéquate.

            Plus il vieillira, et plus vous remarquerez les écarts.  N’attendez pas aussi longtemps, prenez-le en charge aussitôt que possible.  Si vous voyez qu’il ya un problème de language, consultez, demandez à voir un orthophoniste, faites des démarches.  Si vous n’êtes pas sûr, posez des questions à votre pédiâtre.  Mais, s’il-vous-plait, ne vous cachez pas la tête dans le sable.

            Si vous avez des questions ou des commentaires, je suis toujours disponible pour y répondre, et il me fera un grand plaisir de faire quoi que je peux pour vous aider.

Sourires difficiles Mardi, déc 19 2006 

Je dois commencer en vous parlant un peu de mon vécu.  Depuis plusieurs mois, je suis en convalescence.  Je suis du nombre de gens ayant vécu une absence prolongé au travail à cause du stress.  Sans entrer dans les détails, suffit-il de mentionner que je dois ré-évaluer bon nombre de priorités dans ma vie.

 

Mais, depuis ma réintégration, les choses vont beaucoup mieux.  Au point où je suis maintenant heureux.  Il y avait longtemps que je n’avais pas vécu tel bonheur.  Plusieurs facteurs font en sorte que je suis dans cet état aujourd’hui.  Mais j’entends bien poursuivre sur cette voie.  Un de ces facteurs est probablement le positivisme avec lequel j’aborde la vie maintenant.  Et c’est sur point que je désire m’entretenir avec vous.

 

Sur mon heure de repas ce midi, je regardais autour de moi.  Le temps des Fêtes opérait une certaine magie sur moi car je pensais beaucoup au temps que nous allons penser en famille.  Mais en poursuivant ma tournée visuelle, je n’ai pu m’empêcher de remarquer un homme d’une cinquantaine d’année qui mangeait près d’où j’étais et dont les mains tremblaient.  Je croyais ce monsieur possiblement aux prises avec une maladie dégénératrice ou autre, et j’ai poursuivi mon tour d’horizon.  Mes yeux se sont dirigés à nouveau vers cet homme, et cette fois-ci j’ai remarqué que ce dernier avaient les yeux remplis d’eau.  Nous parlons ici d’un homme mature sur une heure de repas en plein milieu d’une aire de restauration en train de manger.  Et cet homme ne laissait pas paraître quelqu’un qui aurait des troubles financiers ou autres.

 

Pourquoi cet homme semblait si malheureux? Je me suis, alors, remis à regarder les gens à nouveau.  La plupart des gens qui était dans cette aire de restauration semblaient malheureux.  Pourquoi est-ce que je remarquais tous visages sans expression? sans un sourire? Certains étaient même accompagnés et affichait cet air de dépression.  Pourtant, je ne me crois pas au-dessus de tout cela, mais je ne pouvais m’empêcher d’être triste pour eux.

 

Et alors, je me suis remémorer une discussion avec un étranger dans l’autobus l’autre jour.  Celui-ci m’indiquait qu’il venait de travailler toute une journée (il était près de 21h00), mais il m’indiquait qu’il travaillait au Vieux-Port de Montréal.  Il semblait blazé de tout cela.  Je lui indiquait qu’il travaillait à un endroit merveilleux qui offre tellement de choses pour la personne qui prend le temps de s’émerveiller.  Sa réponse: “ouin, peut-être”.

 

N’avons-nous plus le temps de regarder les oiseaux au ciel, les nuages en formes de lapin, l’herbe sous nos pieds ou encore l’eau qui coule dans la rivière?  Ce sont toutes ces choses qui m’ont aidé à me remettre sur pieds.  Je me rends aussi compte que ce sont toutes ces choses que nous perdons de vue quand le tourbillon de la vie nous entraîne trop profondément.

 

Prenons le temps d’apprécier les petits détails de la vie.  N’en perdez pas un seul.  Ce sont les petits détails qui font que la vie vaut la peine d’être vécue.

Père Noël, Santa Claus, les enfants Mercredi, déc 13 2006 

J’ai hésité longtemps avant d’écrire ce prochain article de mon blogue pusique l’idée ne vient pas de moi.  Je me dois donc de remercier cette personne qui m’a fait grandement réfléchir sur ce sujet (et je crois que cette personne se reconnaîtra facilement).

 

J’ai longtemps cru que, en tant que parents, un de nos devoirs étaient de faire croire à nos enfants que le père Noël existait.  En fait, j’irais jusqu’à dire que, moi-même, j’en retirais un certain plaisir.  Non pas pour que mes enfants restent sages, mais plutôt parce que de voir leurs yeux pétiller de joie à l’annonce du gros bonhomme rouge me remplissait de bonheur.

 

Au-delà des croyances religieuses et tout, car je réalise que le Père Noël n’est pas pour tous en sachant que ce n’est pas toutes les religions qui ont cette croyance, j’ai toujours pensé que ce mythe (qui ne durait qu’un certain temps malgré tout) ne pouvait qu’apporter un peu de bonheur dans la vie de tous, parents et enfants.  Mais, j’étais dans l’erreur.

 

Certains enfants, défavorisé que ce soit monétairement ou de quelqu’autres façons, n’auront jamais les cadeaux que ce merveilleux Saint-Nicolas était supposé leur apporter. Et pourtant, je suis sûr qu’ils ont probablement été plus gentils, plus serviables, et plus généreux que beaucoup d’enfants qui auront des cadeaux à Noël.  Comment expliquer à ces enfants que la réalité n’est pas tout à fait la réalité que nous leur avons raconté.  Comment rester stoïque devant leurs yeux remplis de larmes, leurs mines déconfites parce qu’ils n’ont pas eu ce cadeau qu’il désirait tant? Comment leur expliquer que, papa a perdu son emploi et maman fait son possible pour qu’ils puissent avoir un toit au-dessus de leurs têtes ainsi qu’au moins deux repas par jour? Est-ce que le Père Noël est vraiment quelqu’un debien pour ces enfants?

 

Et que dire des enfants comme le mien, qui, même s’il approche la dizaine d’années, croit encore fermement que le Père Noël descendra dans la cheminée cette année.  A quel âge vais-je devoir lui briser la bulle? Cette bulle magique qui me rendait heureux, joyeux et souriant.  Combien de fois est-ce que mon enfant a fait rire de lui parce qu’il croyait encore à ce gros bonhomme du Pôle Nord?  Combien de fois a-t-il été blessé, ou qui sait, a même défendu ce mythe, au dépend de ses relations sociales? 

 

Est-ce que nous aidons vraiment nos enfants en perpétuant ce mythe? Que dire de nos moyens financiers, qui pour la plupart n’augmentent pas aussi rapidement que le coût de la vie.  Comment réagir face aux demandes grandissantes de la consommation de nos enfants, surtout en période du temps des Fêtes. Qu’en serait-il s’ils savaient la vérité dès le depart? Ne seraient-ils pas plus “compréhensifs” avec leurs demandes de cadeaux?

 

Une chose est sûre, je comprends maintenant pourquoi il n’est pas toujours sain laisser des biscuits et du lait sur le rebord de la cheminée.  La santé du Père Noël en prendrait un coup… quoiqu’il est peut-être temps que ce dernier disparaisse pour que la vraie magie de Noël puisse enfin se vivre.

Ah! Ces merveilleux parents! Mardi, oct 31 2006 

Aujourd’hui je voudrais lever mon chapeau à tous ces papas qui s’impliquent dans la vie de leurs enfants.  J’aimerais vous faire part de ce que ca represente que d’etre “coach” pour des enfants.  Au départ, il faut comprendre que je cherchais à encadrer mon enfant de facon adéquate quand ce dernier m’a fait part de sa volonté de se joindre aux ligues d’été de soccer.

 

Connaissant son problème et sachant que sa concentration se ferait réduite, j’ai voulu me présenter comme assistant-coach pour apporter le soutien nécessaire à mon fils.  De plus, étant, moi-même, beaucoup plus un joueur de baseball qu’un joueur de soccer, je ne me voyais pas comme coach de soccer de toute facon.  Un soir, en revenant de mon travail, un message téléphonique m’attendait.  J’étais convoqué à une réunion pour la ligue de soccer.  Quelle ne fut pas ma surprise de voir que seulement les coachs avaient été invité.  J’ai alors fait comprendre que j’avais donné mon nom comme assistant et que je ne connaissais presque rien du soccer.  Mais, vu le manque flagrant de bénévoles dans la ligue, on m’a fait comprendre que ca serait bien si j’étais coach.

 

Je me suis donc relever les manches et j’ai commencé à fouiller sur l’internet pour trouver des “drills” de soccer pour faire pratiquer mes petits bout-de-choux de 6-7 ans.  Mon fils faisait partie de l’équipe aussi. L’encadrement que j’ai pu fournir à mon fils a donc été moindre que ce que je pensais pouvoir lui offrir au départ, mais malgré tout, j’ai réussi à conserver assez de son attention pour qu’il participe durant tout l’été, même si certains soirs, son niveau d’interessement était assez limité.

 

Malgré tout, j’ai fait mon année comme coach de soccer.  J’ai appris beaucoup lors de cet été.  Mais, ce qui m’a le plus surpris, c’est ce que j’ai pu apporté à ces enfants.  J’essayais du mieux que je pouvais de leur montrer des techniques et tout, mais je me servais de mon expérience de baseball pour leur apprendre le jeu d’équipe.  Dans ma tête, le jeu d’équipe est souvent une facette du jeu oubliée au détriment du talent à cet âge-là.  Mon équipe a terminé l’année avec une fiche de 22 victoire, aucune défaites, et 4 match nuls.  Impressionnant, n’est-ce pas!! Même ma conjointe se plaisait à me rappeler la fiche de mon équipe, et l’apport que tous y amenait.

 

Lors du tournoi de fin de saison (car il faut mentionné qu’aucun classement n’existait et que tous les enfants de toutes les équipes étaient couronnées champions), j’ai réitéré une dernière fois l’importance que j’accordais à ce jeu d’équipe et comment eux m’avait impressionné.  Ils ont remportés leur match 16-3.  Et ce sans gardien de but.

 

Tout cela, pour vous dire, qu’encore aujourd’hui, trois ans après ce merveilleux été, je rencontre certains de ces enfants au restaurant avec leurs parents ou au centre d’achat.  Et chaque fois que j’en rencontre un, ils viennent me voir, me parlent, se souviennent de moi, et m’appellent encore “coach”.  Certains, parmi les meilleurs de la région, me parlent, qu’aujourd’hui, ils ne seraient peut-être pas avec l’élite de la région si je n’avais pas autant insisté sur le jeu d’équipe. 

 

Etre bénévole et coach pour des bouts de choux, croyez-moi, est une expérience très valorisante.  J’en retire encore de la fierté juste à vous en faire part.

Est-ce que vous y croyez Mardi, oct 31 2006 

            Croire? Plusieurs pourrait croire que ce mot invoque un certain fanatisme ou qu’il se rapporte simplement à la religion.  Pourtant nous croyons à beaucoup de choses.  Cette croyance se développe plus chez certaines personnes que d’autres.  Car une croyance, il ne faut pas se le cacher, se développe, elle n’est pas innée.  Elle peut être imposée, comme elle peut s’introduire à cause d’évenements marquants dans notre vie.

 

Dans mon cas, je suis devenu un partisan des groupe de soutien pour les enfants autistes et/ou T.E.D.  Ayant moi-même un enfant qui a été diagnostiqué comme un enfant T.E.D. non-spécifié (mais dont je me doute fort bien qu’il est dans la sphère de l’autisme), je me suis beaucoup sensibilisé à la cause.  C’est pourquoi, un jour, je me suis procuré un auto-collant affichant les couleurs de la société d’autisme.  Cet auto-collant, qui a la forme des rubans de support comme celui pour la cause du cancer du sein, se pose sur une automobile car il est aimanté. 

 

Quel ne fut pas mon désarroi aujourd’hui, de revenir à ma camionnette, après ma journée de travail, et de découvrir que mon auto-collant avait été dérobé.  Maintenant, comme je suis un payeur de taxes et que je veux que mon argent soit le mieux utilisé, je n’irai certainement pas rapporté un vol pour un auto-collant de 3$.  Vous me direz que je n’ai qu’à me racheter un autre auto-collant puisque ce dernier n’est pas si cher.

 

Ce qui fait que j’écris cette lettre ouverte est, en fait, parce que je ne croyais pas que la société était rendu à ce point si dévolue de valeur qu’il fallait voler des objets qui pouvaient avoir des significations TRÈS particulières à des gens juste pour se les approprier.  Si vraiment la cause vous intéresse, n’aurait-il pas été plus simple de me laisser vos coordonnées sur le pare-brise de mon automobile pour que je puisse vous indiquer comment vous en procurer un? Et si la cause ne vous intéresse pas, alors pourquoi l’avez-vous dérobez?

 

Je trouve désolant de voir où notre société est rendue.  Comment expliquer à mes enfants que le ruban que j’affichais fièrement pour sensibiliser les gens à l’autisme , est maintenant dans les mains de quelqu’un qui n’a aucun respect pour la propriété d’autrui?  Comment leur faire comprendre que le vol n’est pas une valeur qui devrait être véhiculé par la société d’aujourd’hui et qu’ils ne devraient jamais avoir recours au vol pour être en possession d’un objet qui leur tient à coeur.

 

En terminant, j’espère, au moins, que celui qui a maintenant mon auto-collant croit assez en la cause de l’autisme et des T.E.D. pour en faire la promotion, du moins,  autant que j’espérais le faire.

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